auprès de la Haute commission du Ghana à Pretoria après les récents troubles.
Des tensions croissantes contre les étrangers
Cette décision intervient alors que plusieurs manifestations antimigrants ont récemment été organisées dans le pays le plus industrialisé du continent. Des allégations d’agressions, de harcèlement et d’intimidation visant des ressortissants africains ont également été signalées dans plusieurs villes.
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Le ministère ghanéen des Affaires étrangères a notamment évoqué le cas d’un citoyen ghanéen en situation régulière interpellé lors d’une marche contre l’immigration à Durban, sommé de prouver son statut légal puis invité à quitter le pays.
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Le Nigeria et le Ghana ont exprimé leurs inquiétudes face à cette situation. Fin avril, le haut-commissaire sud-africain à Accra, Thando Dalamba, avait été convoqué par les autorités ghanéennes pour recevoir une protestation officielle.
Pretoria rejette les accusations de xénophobie
Les autorités sud-africaines contestent toutefois toute dérive xénophobe. Le porte-parole de la présidence, Vincent Magwenya, a affirmé début mai que les Sud-Africains n’étaient pas xénophobes, qualifiant les rassemblements observés de simples protestations autorisées par la Constitution.
Il a également estimé que les migrations régionales sont liées à la mauvaise gouvernance dans certains pays africains, poussant des populations à chercher refuge ailleurs sur le continent. L’Afrique du Sud accueille plus de trois millions d’étrangers, soit environ 5 % de sa population.
Un phénomène récurrent en Afrique du Sud
Le chômage élevé, supérieur à 30 %, alimente régulièrement les tensions sociales et les discours hostiles aux migrants. Le pays a déjà connu plusieurs vagues de violences anti-immigrés, notamment en 2008, lorsque 62 personnes avaient été tuées, puis en 2015, 2016 et 2019.
L’évacuation annoncée par le Ghana illustre la gravité perçue de la situation actuelle et la sensibilité persistante de la question migratoire en Afrique du Sud.