Le texte, étudié en commission avant son passage en séance plénière, prévoit plusieurs modifications destinées à renforcer le rôle du Parlement et du Premier ministre dans le fonctionnement des institutions.
rel="noopener">l’actualité
Un nouvel équilibre entre les pouvoirs
La réforme entend limiter certaines prérogatives du chef de l’État au profit d’un partage plus important des responsabilités avec le Premier ministre. Celui-ci participerait désormais à la définition du programme gouvernemental et disposerait de compétences élargies en matière de nominations dans l’administration civile.
📣 Ne manquez plus rien de l’actualité africaine en direct sur notre chaîne WHATSAPP
Le projet prévoit également qu’un président de la République ne puisse plus diriger un parti politique ou une coalition. Cette disposition intervient alors que Bassirou Diomaye Faye, bien qu’ayant quitté la direction de Pastef après son élection, reste associé à une coalition distincte à l’approche des prochaines échéances électorales.
Le Parlement verrait également ses pouvoirs renforcés. Les députés pourraient notamment élargir leurs capacités d’enquête en auditionnant davantage d’acteurs institutionnels et bénéficieraient d’un droit d’information sur les conventions d’investissement liées aux ressources naturelles afin de mieux contrôler l’action publique.
Une réforme contestée par l’opposition
L’examen de ce texte intervient quelques semaines après la rupture politique entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko. Écarté du poste de Premier ministre en mai, ce dernier a rapidement retrouvé une position stratégique en accédant à la présidence de l’Assemblée nationale avec le soutien de la majorité parlementaire de Pastef.
L’opposition critique la méthode retenue pour modifier la Constitution. Plusieurs responsables estiment qu’une réforme de cette ampleur devrait être soumise directement aux citoyens par voie référendaire plutôt qu’adoptée uniquement par le Parlement.
D’autres voix mettent en garde contre le risque de créer un système institutionnel difficile à équilibrer, mêlant des caractéristiques du régime présidentiel et du régime parlementaire, ce qui pourrait, selon eux, fragiliser la stabilité politique du pays.
Le débat en séance plénière, prévu dans les prochains jours, s’annonce décisif pour l’avenir des institutions sénégalaises, alors que le pays entre progressivement dans le cycle électoral des élections locales de 2027 puis de la présidentielle de 2029.
Notre Afrik avec AFP