Face aux accusations de corruption circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux, le Comité des chefs d’état-major de la défense de la Cédéao est monté au créneau. Depuis Freetown, l’organisation a dénoncé des allégations qu’elle juge totalement dénuées de fondement.
Selon le Comité, aucun membre de la délégation n’a été impliqué dans une quelconque tentative de corruption durant son séjour à Bissau, effectué du 19 au 23 juin dans le cadre d’une mission consacrée aux questions de sécurité et de stabilité.
La Cédéao réfute des accusations «sans preuve»
Les responsables militaires assurent qu’aucune plainte ni aucun élément matériel n’ont été portés à la connaissance de la délégation ou de la Mission d’appui à la stabilisation de la Cédéao en Guinée-Bissau (ESSMGB).
Le Comité souligne également que les autorités bissau-guinéennes ainsi que la direction de l’hôtel ayant accueilli les membres de la mission ont elles aussi contesté ces allégations. Selon l’établissement, le séjour de la délégation s’est déroulé dans des conditions normales et aucune réclamation n’a été enregistrée.
📣 Ne manquez plus rien de l’actualité africaine en direct sur notre chaîne WHATSAPP
La Cédéao affirme rester attachée aux principes de transparence, d’intégrité et de professionnalisme. Elle appelle les médias et les utilisateurs des réseaux sociaux à faire preuve de responsabilité dans le traitement des informations liées aux questions de sécurité régionale.
Une mission dans un contexte politique sensible
La visite de la délégation avait pour objectif d’évaluer la mise en œuvre du mandat révisé de l’ESSMGB, d’examiner ses besoins opérationnels ainsi que les modalités d’un futur retrait progressif de la mission. Les échanges ont également porté sur les défis liés à la paix et à la stabilité en Guinée-Bissau.
Lire : Guinée-Bissau : mobilisation étouffée après des accusations de «meurtre»
Parallèlement, le Conseil national de transition (CNT) a annoncé l’ouverture de poursuites judiciaires contre la journaliste Paula Borges, à l’origine de la publication ayant alimenté les accusations de corruption. Les autorités estiment que ces informations relèvent de fausses nouvelles et de spéculations sans fondement.
Cette polémique intervient alors que la Guinée-Bissau traverse une période de transition politique. Suspendu des instances décisionnelles de la Cédéao, le pays poursuit un processus de retour à l’ordre constitutionnel sous l’accompagnement de l’organisation régionale, avec des élections présidentielle et législatives annoncées pour le 6 décembre 2026.