Trois qualifications qui illustrent la montée en puissance du football africain sur la scène mondiale.
plus belle histoire du tournoi
Il y a quelques semaines encore, peu d’observateurs imaginaient le Cap-Vert parmi les équipes qualifiées pour la phase à élimination directe.
Les Requins Bleus ont pourtant construit leur exploit avec une remarquable constance. Après avoir tenu l’Espagne en échec (0-0), accroché l’Uruguay (2-2), ils ont obtenu le point qu’il leur fallait face à l’Arabie saoudite (0-0). Avec 3 points, aucune défaite, deux buts marqués et deux encaissés, ils terminent deuxièmes du groupe H derrière l’Espagne.
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Cette qualification est exceptionnelle à plus d’un titre. Pour une première participation, le Cap-Vert devient l’une des rares sélections de l’histoire à franchir la phase de groupes sans remporter le moindre match. Plus impressionnant encore, les hommes de Bubista sont restés invaincus face à deux anciens champions du monde potentiels du tournoi, l’Espagne et l’Uruguay.
Solides défensivement, disciplinés tactiquement et portés par un excellent Vozinha dans les buts, les Capverdiens défieront désormais l’Argentine en seizièmes de finale.
Le Sénégal retrouve son vrai visage
Tout semblait pourtant perdu. Après deux revers contre la France (3-1) puis la Norvège (3-2), les Lions de la Teranga n’avaient plus le droit à l’erreur. Ils ont répondu avec autorité en corrigeant l’Irak 5-0, leur plus large victoire dans l’histoire de la Coupe du monde.
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Cette démonstration leur permet de terminer avec 3 points, 8 buts inscrits et 6 encaissés, soit une différence de buts de +2, déterminante pour intégrer le classement des meilleurs troisièmes.
Cette qualification récompense une équipe qui n’a jamais cessé d’attaquer malgré les difficultés. Finaliste de la CAN 2019, championne d’Afrique en 2022 et huitième de finaliste du Mondial au Qatar, la sélection sénégalaise confirme qu’elle appartient désormais durablement au cercle des nations africaines capables de franchir régulièrement le premier tour.
L’Égypte renoue enfin avec son histoire
Pour les Pharaons, cette qualification possède une dimension encore plus symbolique. Absente des phases à élimination directe depuis… la Coupe du monde 1934, seule autre édition où l’Égypte avait atteint ce stade, la sélection dirigée par Rui Vitória met fin à plus de neuf décennies d’attente.
Après un nul contre la Belgique (1-1), une victoire convaincante face à la Nouvelle-Zélande (3-1) puis un nouveau partage des points contre l’Iran (1-1), l’Égypte boucle la phase de groupes avec 5 points, 5 buts marqués et 3 encaissés, derrière la Belgique mais devant l’Iran.
L’expérience de Mohamed Salah, la solidité défensive retrouvée et une meilleure maîtrise collective ont permis aux Pharaons de franchir un cap qu’ils avaient manqué lors de leurs dernières participations en 1990, 2018 et 2022.
Leur récompense sera un duel face à l’Australie, avec l’ambition d’atteindre pour la première fois les huitièmes de finale d’un Mondial moderne.
Une génération africaine qui change les standards
Avec le Maroc, l’Afrique du Sud, la Côte d’Ivoire, le Cap-Vert, le Sénégal et l’Égypte déjà qualifiés, le football africain réalise l’un de ses meilleurs parcours collectifs en Coupe du monde.
Au-delà du nombre de représentants encore en lice, c’est leur diversité qui frappe. Des puissances établies comme le Sénégal ou l’Égypte côtoient désormais de nouveaux visages comme le Cap-Vert, tandis que plusieurs sélections confirment que les ambitions africaines ne se limitent plus à sortir des groupes.
Ce Mondial 2026 est peut-être celui où l’Afrique a définitivement cessé d’être une invitée ambitieuse pour devenir une véritable prétendante.