La manifestation était organisée pour protester contre la nomination contestée d’un nouveau chef de quartier. Selon les proches de la victime, celle-ci ne participait pas au rassemblement au moment des faits.
proches, Thierno Amadou Bella Diallo se trouvait sur un terrain de football où il s’entraînait lorsque des manifestants, poursuivis par les forces de sécurité, se sont dirigés vers les lieux.
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Son oncle affirme que les gendarmes auraient ouvert le feu durant la poursuite, atteignant le jeune homme à la poitrine. Sa mère soutient également qu’il n’était pas impliqué dans la manifestation et appelle les autorités à identifier les responsables de ce qu’elle qualifie de drame injustifiable.
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À ce stade, les autorités guinéennes n’ont pas communiqué publiquement sur les circonstances de cet incident.
Un climat de tensions persistantes
L’organisation citoyenne Tournons La Page-Guinée (TLP-Guinée) a dénoncé un usage qu’elle juge disproportionné de la force lors des opérations de maintien de l’ordre. Dans un communiqué, le collectif rappelle que plusieurs dizaines de personnes auraient été tuées lors d’interventions des forces de sécurité au cours des dernières années.
Depuis l’arrivée au pouvoir du général Mamadi Doumbouya en 2021, la Guinée connaît un contexte politique marqué par des restrictions des libertés publiques. Les manifestations sont interdites depuis 2022 et plusieurs partis politiques, responsables de l’opposition et acteurs de la société civile ont fait l’objet de mesures de suspension, d’arrestations ou de poursuites.
Les organisations de défense des droits humains dénoncent régulièrement les conditions d’exercice des libertés publiques dans le pays, tandis que les autorités affirment agir pour préserver l’ordre public et la stabilité nationale.
La mort de ce jeune homme intervient ainsi dans un climat de fortes tensions autour de la gestion des rassemblements publics et pourrait raviver les appels à une enquête indépendante sur l’usage de la force par les services de sécurité.
Notre Afrik avec AFP