tout climat xénophobe
Face aux critiques, la présidence sud-africaine a tenu à défendre la position du pays. Son porte-parole, Vincent Magwenya, a affirmé que les Sud-Africains n’étaient pas xénophobes et que les mobilisations observées relevaient du droit constitutionnel à la protestation.
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Selon lui, il s’agit de tensions ponctuelles liées à des frustrations sociales et économiques, et non d’une hostilité généralisée envers les étrangers.
Durban, symbole des tensions migratoires
Mercredi, des centaines de manifestants ont défilé à Durban pour demander au gouvernement d’agir contre les migrants en situation irrégulière, notamment ceux exerçant dans le petit commerce.
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Lors de précédentes mobilisations, certains groupes avaient aussi tenté de bloquer l’accès d’étrangers à des centres de santé, révélant une crispation croissante autour de la pression sur les services publics.
Pretoria renvoie la responsabilité aux pays d’origine
Les autorités sud-africaines estiment que la migration massive vers leur territoire trouve ses racines ailleurs sur le continent. Lors d’un échange entre le président sud-africain Cyril Ramaphosa et son homologue mozambicain Daniel Chapo, les deux dirigeants ont souligné la nécessité d’une réponse africaine coordonnée.
Ils ont évoqué les conflits armés, l’instabilité chronique et la mauvaise gouvernance comme principaux moteurs des déplacements de population vers l’Afrique du Sud.
Le Nigeria et le Ghana montent au créneau
Le Nigeria a accusé lundi Pretoria de ne pas protéger suffisamment les immigrés face aux actes de harcèlement. Abuja a même organisé des vols de rapatriement d’urgence pour certains de ses ressortissants vivant en Afrique du Sud. Fin avril, le Ghana avait également convoqué l’ambassadeur sud-africain après plusieurs incidents qualifiés de xénophobes.
Pretoria dénonce une image injuste
Pour Vincent Magwenya, qualifier systématiquement ces tensions de xénophobie relève d’une lecture simpliste qui ternit injustement l’image du pays.
Le porte-parole a comparé ces accusations à d’autres narratifs internationaux qu’il juge infondés, citant notamment les affirmations américaines sur un supposé “génocide” visant la minorité blanche sud-africaine.
Une crise révélatrice des fractures régionales
Au-delà de la controverse diplomatique, cet épisode illustre les profondes tensions liées à la migration intra-africaine. Entre attractivité économique de l’Afrique du Sud, chômage local élevé et instabilité régionale, Pretoria se retrouve une nouvelle fois au centre d’un débat continental sur la libre circulation, la solidarité africaine et la gestion des frontières.
Notre Afrique avec AFP