Le gouvernement a annoncé une baisse des prix à la pompe à partir du 1er juillet, une première après plusieurs mois marqués par des augmentations successives et d’importantes subventions publiques destinées à limiter l’impact de la flambée des cours internationaux.
L’annonce a été faite par le ministère du Pétrole, de l’Énergie et des Mines à l’issue de la révision mensuelle du mécanisme national de fixation des prix.
Des tarifs revus à la baisse
À compter du 1er juillet, le litre d’essence est désormais vendu à 101,10 dalasis( environ 795 FCFA), contre un niveau nettement supérieur les mois précédents. Le prix du diesel est fixé à 113,52 dalasis (environ 892 FCFA) le litre, tandis que celui du kérosène s’établit à 95,54 dalasis (environ 751 FCFA).
Cette révision marque un changement de tendance après les fortes hausses enregistrées en mai, lorsque les prix de l’essence, du diesel et du carburéacteur avaient été relevés sous l’effet de la hausse des coûts sur le marché mondial.
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Pour protéger le pouvoir d’achat des consommateurs, l’État avait alors mobilisé près de 500 millions de dalasis ( environ 3,9 milliards de FCFA) de subventions sur les mois d’avril et de mai afin de limiter les répercussions de cette envolée des prix.
Une évolution liée au marché international
Selon les autorités, les ajustements mensuels tiennent compte de plusieurs paramètres, notamment l’évolution des cours mondiaux du pétrole, les coûts d’importation, les fluctuations du taux de change ainsi que les prélèvements fiscaux appliqués aux produits pétroliers.
Le gouvernement affirme vouloir préserver un équilibre entre la protection des consommateurs et la soutenabilité des finances publiques, tout en adaptant progressivement les prix aux réalités du marché.
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Cette baisse intervient alors que les cours internationaux du pétrole montrent des signes d’accalmie. Le Brent évolue autour de 71 dollars le baril et le WTI près de 68 dollars, des niveaux inférieurs à ceux observés ces dernières semaines, dans un contexte de détente sur l’offre mondiale.
Pour les autorités gambiennes, cette évolution offre une marge de manœuvre pour alléger temporairement le coût des carburants, tout en maintenant le principe d’un mécanisme de tarification révisé chaque mois en fonction des conditions du marché international.