Bénin : des drones anti-paludisme dans 6 communes, financés par le Japon à 2,3 M$

Le Bénin déploie des drones anti-paludisme dans six communes pilotes grâce à un financement japonais de 2,3 millions de dollars (≈ 1,38 milliard de FCFA). Le lancement officiel du projet « Action intégrée pour la prévention du paludisme : partenariat public-privé et engagement local des jeunes au Bénin » s’est tenu à Cotonou, le mardi 30 juin 2026, en présence du Ministre de la santé, le Prof. Benjamin Hounkpatin, de l’Ambassadeur du Japon près le Bénin, S.E.M. Uezono Hideki, et de la Représentante Adjointe de l’UNICEF au Bénin, Madame Aude Rigot.

Analyse NotreAfrik — Le paludisme reste la première cause de mortalité infantile au Bénin, responsable de plus de 30 % des décès d’enfants de moins de cinq ans selon l’OMS. Le recours aux drones pour la pulvérisation larvicide est encore rare en Afrique de l’Ouest ; le Bénin rejoint un groupe restreint de pays ayant franchi ce cap technologique. Le financement provient du cadre TICAD, mécanisme de coopération Japon-Afrique actif depuis 1993, qui a renforcé son volet santé lors de sa neuvième édition.
drones anti-paludisme — Lutte contre le paludisme : Démarrage de la pulvérisation par drone dans 6 communes du Bénin
© APO Group

Drones anti-paludisme : précision et IA au service de la santé publique

Les communes de Copargo, Djougou, Tchaourou, Ouidah, Abomey-Calavi et Cotonou sont les six territoires pilotes retenus pour cette initiative. Le projet mise sur des technologies innovantes — cartographie géospatiale, intelligence artificielle et drones — pour identifier avec précision les gîtes larvaires, renforcer la surveillance environnementale et appliquer le larvicide dans les zones à forte endémicité, y compris les secteurs difficilement accessibles.

Le larvicide utilisé est homologué par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et sera appliqué dans le respect des normes de sécurité recommandées. « Grâce à l’utilisation des drones, il est désormais possible d’intervenir avec davantage de précision, de rapidité et d’efficacité, même dans les zones difficilement accessibles », a déclaré le Ministre Hounkpatin. Le projet ne se limite pas à la lutte antivectorielle : il intègre également la vaccination et mobilise les jeunes, les relais communautaires et les leaders locaux dans la sensibilisation et le suivi des interventions. Pour l’UNICEF, « c’est cette alliance entre innovation et mobilisation citoyenne qui permettra d’obtenir un impact durable », selon Madame Rigot.

Jeunes et communautés au cœur du dispositif

Ce partenariat nippo-béninois s’inscrit dans les engagements pris lors de la TICAD9, la conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique, qui place le renforcement des systèmes de santé africains au cœur de ses priorités. L’Ambassadeur du Japon a souligné l’alignement du projet avec la vision nationale béninoise « Bénin 2060 Alafia ». Pour Cotonou, cette initiative marque une étape dans la modernisation de sa stratégie de santé publique, en substituant à des méthodes conventionnelles une approche de lutte antivectorielle intégrée et technologique.

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Avec APO Group.

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