La RD Congo s’est inclinée face à l’Angleterre (2-1), tandis que le Sénégal a été renversé par la Belgique après prolongation (3-2).
Les Léopards ont longtemps cru à l’exploit. Dès la 7e minute, Brian Cipenga a surpris l’Angleterre en ouvrant le score, donnant à la RDC l’occasion de rêver d’une qualification historique. Mais les Congolais ont ensuite subi une
forte pression anglaise. Les chiffres résument ce rapport de force : 16 tirs à 7 pour l’Angleterre, 7 tirs cadrés contre 2, et 5 arrêts décisifs de Lionel Mpasi, longtemps héroïque dans son but.
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La RD Congo a résisté près de 70 minutes avant de céder devant Harry Kane. L’attaquant anglais a d’abord égalisé à la 75e minute, avant d’inscrire le but de la qualification à la 86e. Malgré la défaite, les Léopards quittent le tournoi avec fierté car, ils ont bousculé une grande nation et rappelé, plusieurs décennies après le Zaïre de 1974, que le football congolais pouvait exister sur la plus grande scène mondiale.
Le Sénégal, une élimination encore plus douloureuse
Pour le Sénégal, le scénario est presque impensable. Les Lions menaient 2-0 face à la Belgique grâce à Habib Diarra et Ismaïla Sarr. À la 86e minute, ils avaient encore leur qualification en main. Mais Romelu Lukaku a relancé les Belges, avant que Youri Tielemans n’égalise trois minutes plus tard. En prolongation, Tielemans a transformé un penalty très contesté à la 125e minute, après une longue intervention de la VAR.
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Statistiquement, le Sénégal n’a pas été dominé. Les deux équipes ont terminé avec 19 tirs chacune, mais les Lions ont affiché un xG supérieur, 3,58 contre 1,74 pour la Belgique. Cela montre à quel point cette élimination relève moins d’un écart de niveau que d’un effondrement dans les dernières minutes.
Deux éliminations, deux leçons pour l’Afrique
La RD Congo peut sortir avec le sentiment d’avoir franchi un cap. Le Sénégal, lui, quitte la compétition avec davantage de regrets, car il avait le match en main. Dans les deux cas, ces éliminations rappellent une vérité dure des matchs à élimination directe. Rivaliser ne suffit plus, il faut savoir tuer les rencontres.
Avec ces deux sorties, l’Afrique perd deux équipes capables de faire mal aux grandes nations. Mais leurs parcours confirment aussi que le continent ne se contente plus de participer. Il oblige désormais les favoris à souffrir jusqu’au bout.