Un bras de fer juridique s’engage autour des droits d’image de l’international ivoirien Yan Diomande. Rainbow World Group a annoncé que sa filiale Rainbow Images s’apprête à saisir la High Court de Londres ainsi que les juridictions des Îles Vierges britanniques pour faire respecter des accords portant sur les droits d’image et la propriété intellectuelle liés au joueur. La société estime que ces accords, conclus en amont de l’ascension du footballeur, demeurent valides et exécutoires.
Droits d’image : les termes du litige
Rainbow World Group affirme avoir joué un rôle central dans l’émergence de Diomande bien avant que le marché ne reconnaisse sa valeur. Selon la société, cet accompagnement a notamment inclus le financement d’étapes clés de sa progression, la gestion de ses déplacements internationaux et de ses démarches de visa, ainsi que l’organisation d’essais auprès de clubs de premier rang : Chelsea FC, Crystal Palace FC, Newcastle United FC, Olympiacos FC et CD Leganés. « Rien de tout cela n’est arrivé par hasard », souligne Rainbow, « c’est le résultat de plusieurs années de planification, d’investissement et de risque commercial. »
La société tient à préciser la nature exacte du litige : il s’agit exclusivement des droits d’image et de la propriété intellectuelle associée, et non d’une question de représentation ou d’agence. Rainbow indique ne pas chercher à entraver la carrière sportive de Diomande. « Ces procédures n’ont pas pour objectif d’empêcher Yan Diomande de poursuivre sa carrière de footballeur », déclare la société, qui dit continuer à lui « souhaiter de réussir sur le terrain ». Yan Diomande et ses représentants légaux ont été officiellement informés de la procédure.
Un précédent pour le football africain
Au-delà du cas individuel, Rainbow World Group pose une question de fond sur la gouvernance du football africain. La société estime que ce différend soulève des enjeux de sécurité contractuelle et de protection des droits d’image dans un secteur qui peine à structurer ses investissements de long terme. « Pour que le football africain puisse attirer des investissements sérieux et durables, il doit exister une confiance dans le respect des accords relatifs aux droits d’image », argumente Rainbow. L’issue de cette procédure judiciaire pourrait faire jurisprudence pour les structures qui financent le développement de talents africains avant leur accession à l’élite européenne.
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Avec APO Group.