Plus de 300 millions de personnes consomment des stupéfiants dans le monde — cannabis, opiacés, cocaïne, amphétamines ou ecstasy. C’est dans ce contexte alarmant que le Bénin a officiellement lancé ses activités marquant la 39ème Journée mondiale de lutte antidrogue, le vendredi 26 juin 2026, à Nikki, dans le département du Borgou. La cérémonie a été présidée par le Ministre délégué chargé de l’Intérieur et de la Sécurité, Djibril Mama Cissé.
Lutte antidrogue : cannabis et médicaments contrefaits en tête au Bénin
Le thème retenu cette année — « Le problème mondial de la drogue : des enjeux persistants, de nouveaux défis, des réponses innovantes » — traduit une urgence réelle. Selon le Contrôleur Général Major de Police Didier Atchou, Secrétaire permanent de la Commission interministérielle de lutte contre l’abus des stupéfiants et des substances psychotropes (CILAS), les saisies sont en hausse constante, particulièrement sur le continent africain. Le trafic se diversifie et les marchés s’adaptent, exigeant des stratégies elles aussi renouvelées.
Au Bénin, le cannabis reste la substance la plus consommée, suivi par des médicaments contrefaits commercialisés sous des appellations locales : Tratra, 5/5, para jaune, para évènement ou encore king. Les drogues dures — cocaïne et héroïne — affichent en revanche un taux de consommation très faible. Face à ce tableau, le gouvernement entend intensifier son dispositif répressif — Police, Douane, eaux et forêts, juridictions — tout en renforçant le volet humain : désintoxication, soutien psychosocial et réintégration sociale des personnes dépendantes.
Un dispositif renforcé : répression, désintoxication et réinsertion sociale
La cérémonie de Nikki a également réuni les Préfets des départements de l’Alibori, du Borgou et de la Donga, le maire de la commune de Nikki, ainsi que Vanessa Fleming, représentante de la Coordination nationale du Système des Nations Unies au Bénin. Cette présence onusienne souligne la dimension internationale d’un combat que le Bénin entend mener de manière intégrée, en associant prévention, répression et réinsertion.
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Avec APO Group.