Le Fonds monétaire international (FMI) a validé, vendredi 13 mars 2026, l’achèvement du huitième examen du programme économique du Niger soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC). L’institution a également approuvé le quatrième examen de l’accord au titre de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD).
Cette décision permet au Niger de bénéficier immédiatement d’un décaissement de plus de 51 milliards de FCFA
(environ 91 millions de dollars) afin de soutenir son programme de réformes économiques et climatiques.
Téléchargez l’application pour ne rien rater de l’actualité
Plus de 300 millions déjà versés dans le cadre de la FEC
Dans le détail, le Conseil d’administration du FMI a autorisé un décaissement d’environ 61 millions de dollars dans le cadre du programme appuyé par la FEC. Avec ce nouveau versement, le montant total déjà mobilisé par le Niger au titre de ce mécanisme atteint près de 306 millions de dollars.
📣 Ne manquez plus rien de l’actualité africaine en direct sur notre chaîne WHATSAPP
Parallèlement, une enveloppe supplémentaire d’environ 30 millions de dollars est accordée dans le cadre de la FRD. Ce financement vise à accompagner les réformes liées au climat et porte à près de 131 millions de dollars l’ensemble des ressources mobilisées dans ce cadre.
Soutenir la stabilité économique et l’investissement
Selon le FMI, ces financements ont pour objectif de consolider la stabilité macroéconomique du pays et d’encourager une croissance plus résiliente et inclusive, portée notamment par le secteur privé.
Ils doivent également contribuer au financement d’investissements destinés à réduire les risques climatiques, protéger les infrastructures et préserver les moyens de subsistance des populations.
Une économie en croissance mais exposée à plusieurs risques
L’économie nigérienne continue d’afficher des résultats encourageants. La croissance du produit intérieur brut est estimée à 6,9 % en 2025, tandis que les bonnes performances du secteur agricole contribuent à la baisse de l’inflation.
Malgré ces perspectives favorables, plusieurs facteurs de risque persistent. Le FMI cite notamment l’insécurité, la volatilité des prix des matières premières, la réduction de l’aide extérieure ainsi que les chocs climatiques récurrents.
Appel à la prudence dans l’endettement
À l’issue de cet examen, le FMI recommande aux autorités nigériennes de privilégier les financements concessionnels et d’adopter une approche prudente en matière d’emprunt afin de limiter les risques de surendettement.
L’institution insiste également sur l’importance de renforcer la gouvernance et la lutte contre la corruption. Une évaluation diagnostique en cours devrait d’ailleurs être rendue publique d’ici juin 2026.