Conduite avec l’appui de la Direction de la police de la ville de Niamey, l’opération s’est soldée par l’interpellation de six personnes soupçonnées d’appartenir à une organisation spécialisée dans le stockage, le transport et la distribution clandestine de Tramadol et de Rohypnol.
L’affaire a débuté le 28 juin avec l’arrestation d’un premier suspect trouvé en possession de
plus de 3 000 comprimés de Tramadol. Les informations recueillies lors de son interrogatoire ont conduit les enquêteurs à plusieurs perquisitions dans différents quartiers de la capitale.
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Une première intervention au quartier Liberté a permis de découvrir une faible quantité de comprimés ainsi que des documents liés à des transactions. Le propriétaire des lieux, absent au moment de l’opération, fait désormais l’objet de recherches.
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Les investigations se sont ensuite poursuivies au quartier Aéroport, où les policiers ont découvert l’essentiel du stock. Plus de 108 000 comprimés de Tramadol dosés à 250 mg, 37 411 comprimés de Tramadol de 225 mg et 5 790 comprimés de Rohypnol y ont été saisis.
Les forces de l’ordre ont également arrêté un chauffeur qui transportait une partie de la marchandise dans un véhicule équipé d’une cache spécialement aménagée pour dissimuler les produits. Un autre suspect a ensuite été interpellé dans le quartier Koira Tégui.
Un réseau organisé de trafic de psychotropes
Au terme de l’opération, les enquêteurs ont saisi un total de 145 425 comprimés de substances psychotropes, un véhicule et quatre téléphones portables utilisés, selon les premières investigations, dans les activités du réseau.
Les six personnes arrêtées, âgées de 30 à 36 ans, sont soupçonnées d’avoir mis en place un système structuré reposant sur le stockage de grandes quantités de médicaments, leur transport discret et leur distribution sur le marché clandestin.
L’OCRTIS estime que cette opération porte un coup important aux réseaux de trafic de substances psychotropes opérant à Niamey. Les autorités appellent par ailleurs les populations à poursuivre leur collaboration avec les services de sécurité afin de faciliter le démantèlement des filières alimentant le marché illicite des stupéfiants.