Dans un rapport publié lundi, l’ONG met en cause aussi bien les combattants du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), leurs alliés du Front de libération de l’Azawad (FLA), que les forces armées maliennes et leurs partenaires de l’Africa Corps. Selon l’organisation, les affrontements déclenchés après les attaques coordonnées des 25 et 26 avril ont eu de lourdes conséquences sur les populations
civiles dans plusieurs régions du pays.
Des civils pris au piège des combats
HRW affirme avoir documenté plusieurs attaques ayant visé ou affecté des civils, notamment dans les régions de Gao et de Kidal. L’organisation fait état d’au moins 13 personnes tuées et de 25 autres blessées lors des affrontements opposant les groupes armés aux forces gouvernementales.
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Le rapport évoque également des pillages de marchés, des destructions d’habitations et des incendies de véhicules civils sur plusieurs axes routiers. L’ONG accuse notamment le JNIM d’avoir incendié plus de quarante véhicules circulant vers Bamako et d’avoir exécuté un homme dans la localité de Tonka.
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Par ailleurs, Human Rights Watch reproche à l’armée malienne d’avoir mené des opérations de contre-insurrection ayant causé la mort de dizaines de civils, principalement au sein des communautés peules dans le centre du pays. L’organisation évoque également plusieurs frappes de drones qui auraient provoqué la mort de civils, dont des enfants.
Un rapport fondé sur des témoignages et contesté par les groupes armés
Pour établir ses conclusions, Human Rights Watch indique avoir réalisé plusieurs dizaines d’entretiens avec des témoins et analysé des photographies, des vidéos ainsi que des images satellitaires afin de documenter les destructions observées sur le terrain. L’ONG précise avoir transmis ses observations au ministère malien de la Justice avant la publication de son rapport, sans avoir reçu de réponse officielle.
Les groupes mis en cause contestent toutefois une partie des accusations. Dans sa réponse adressée à Human Rights Watch, le JNIM reconnaît les conséquences humaines du conflit, tout en affirmant qu’aucune guerre ne peut être menée sans pertes civiles. De son côté, le Front de libération de l’Azawad assure avoir pris des dispositions pour limiter les victimes parmi les populations.
Ce nouveau rapport intervient alors que la situation sécuritaire reste particulièrement instable au Mali, où les affrontements entre groupes armés et forces gouvernementales continuent de peser lourdement sur les populations civiles.
Notre Afrik avec AFP