Quatre ans après avoir ébloui la planète entière en se hissant en demi-finale du Mondial au Qatar, le Maroc aborde cette Coupe du Monde 2026 en Amérique du Nord (Mexique, Canada, Etats-Unis) avec un tout nouveau statut. Plus question de jouer les outsiders timides : l’épopée de 2022 a prouvé que les Lions de l’Atlas pouvaient regarder les géants de ce sport les yeux dans les yeux.
Le Maroc n’en est pas à son coup d’essai. Les Lions de l’Atlas et la Coupe du Monde, c’est une histoire de pionniers. En s’alignant sur la ligne de départ de cette 23e édition de la Coupe du Monde de football, la septième nation au classement FIFA de ce mois de Juin 2026 célèbre sa 7e participation à une phase finale (après 1970, 1986, 1994, 1998, 2018 et 2022). Soit un total de 23 matchs, compilant 5 victoires, 7 nuls et 11 défaites.
Un héritage historique unique
Si la légendaire épopée de 1986 au Mexique avait déjà fait du Maroc la première nation africaine de l’histoire à atteindre les huitièmes de finale d’une Coupe du Monde en terminant premier d’un groupe relevé devant l’Angleterre et le Portugal, c’est bien le chef-d’œuvre réalisé au Qatar en 2022 qui fait office de référence absolue pour le football africain. En éliminant l’Espagne et le Portugal, le Maroc avait alors échoué aux portes de la finale face à la France, se contentant de la 4e place mondiale. Une performance historique, jamais réalisée auparavant par une équipe du continent africain.
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Forces et faiblesses à la loupe
Le Maroc aborde ce tournoi avec des certitudes, mais aussi des défis tactiques à surmonter. L’équipe s’appuie sur une colonne vertébrale d’élite et d’expérience, un bloc défensif hermétique et une rigueur tactique collective impressionnante combinée à des individualités de classe mondiale comme Yassine Bounou, Achraf Hakimi ou encore Sofyan Amrabat qui évoluent ensemble depuis des années et ont emmagasiné une confiance inestimable lors des grands rendez-vous, sans oublier des talents créatifs comme Brahim Díaz, meilleur buteur de la dernière Coupe d’Afrique des Nations (5 buts marqués). De plus, la dynamique est impressionnante : l’équipe a survolé ses éliminatoires (8 victoires en 8 matchs, 22 buts marqués et 2 encaissés).
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Le principal défi réside sur le banc de touche. Le récent changement d’entraîneur avec la nomination de Mohamed Ouahbi impose une réadaptation tactique express. La gestion de la pression liée aux attentes immenses du public sera également cruciale. Après une demi-finale en 2022, le Maroc n’a plus l’effet de surprise. Les adversaires étudient leur jeu avec beaucoup plus de méfiance. Malgré la présence de finisseurs de talent comme Youssef En-Nesyri, l’équipe a parfois tendance à pécher dans la créativité face à des blocs très bas et compacts.
L’analyse du Groupe F : Un parfum de revanche et d’opportunités
Le tirage au sort a placé le Maroc dans une poule particulièrement captivant, constitué de Brésil, Ecosse et Haïti. Si le Brésil fait figure de favori logique pour la première place, le Maroc a toutes les cartes en main pour accrocher la deuxième place qualificative, voire bousculer la hiérarchie. Avec le format élargi à 48 équipes, finir parmi les deux premiers — ou même parmi les meilleurs troisièmes — offre de grandes chances de rallier les seizièmes de finale. Le Maroc a toutes les cartes en main pour passer.
Le saviez-vous ? (Petites anecdotes)
Le match de poule contre l’Écosse en 2026 offre un magnifique clin d’œil à l’histoire. En 1998 en France, le Maroc avait déjà partagé la poule du Brésil et de l’Écosse. Après avoir terrassé ce dernier (3-0), les Lions de l’Atlas avaient été cruellement éliminés au premier tour suite à un penalty tardif de la Norvège contre le Brésil. L’heure de la revanche a sonné.
Achraf Hakimi et Hakim Ziyech détiennent conjointement le record absolu du nombre de matchs joués en Coupe du Monde pour un joueur marocain, avec 10 sélections chacun au compteur avant le coup d’envoi de l’édition 2026.
En foulant les pelouses américaines, les Marocains préparent aussi l’avenir : le pays est déjà officiellement désigné comme co-organisateur de l’édition 2030 aux côtés de l’Espagne et du Portugal.
Calendrier du premier tour (Groupe C)
Brésil vs Maroc : Samedi 13 juin 2026 au MetLife Stadium (New York).
Écosse vs Maroc : Vendredi 19 juin 2026 au Gillette Stadium (Boston).
Maroc vs Haïti : Mercredi 24 juin 2026 au Mercedes-Benz Stadium (Atlanta).
Steve Gabin Guena, correspondance spéciale