Les autorités ont suspendu temporairement les activités de l’association As Salam et de la Coordination des jeunes musulmans du Burkina Faso (CJMB), sur décision du ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité.
Les mesures ont été officialisées par deux arrêtés signés le 9 juin par le ministre d’État chargé de l’Administration territoriale, Émile Zerbo. Les raisons de cette suspension n’ont pas été détaillées dans les documents rendus publics.
Des motifs différents invoqués par les autorités
Selon les documents publiés par le ministère, l’association As Salam est suspendue pour une durée de trois mois en raison d’activités jugées non conformes à son objet social.

La Coordination des jeunes musulmans du Burkina Faso (CJMB) fait, quant à elle, l’objet de la même sanction pour des faits qualifiés de troubles à l’ordre public.
Les autorités n’ont toutefois fourni aucun détail supplémentaire sur les éléments ayant conduit à ces décisions administratives. Pendant toute la durée de la suspension, les deux organisations devront interrompre leurs activités sur l’ensemble du territoire national.
Deux structures influentes dans le paysage associatif
Créée officiellement en 2022, l’association As Salam est connue pour ses actions dans les domaines social et humanitaire. La CJMB, reconnue depuis 2019, est également impliquée dans plusieurs initiatives éducatives, communautaires et de sensibilisation à travers le pays.
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Au fil des années, les deux organisations se sont illustrées par des actions de solidarité en faveur des populations vulnérables, l’organisation de formations ainsi que diverses activités destinées à la jeunesse. Leur suspension pourrait ainsi affecter plusieurs programmes menés au niveau local durant les prochains mois.
Un contrôle accru des organisations associatives
Cette décision s’inscrit dans un contexte de renforcement de la surveillance des organisations de la société civile au Burkina Faso. Les autorités de transition affirment régulièrement vouloir veiller au respect des textes régissant les associations et préserver l’ordre public dans un environnement sécuritaire toujours marqué par la menace des groupes armés.
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Ces dernières années, plusieurs mesures administratives ont été prises à l’encontre de structures associatives, de médias ou d’organisations jugées en infraction avec la réglementation en vigueur.
Si les autorités n’ont pas précisé les faits exacts reprochés à As Salam et à la CJMB, cette double suspension témoigne de la volonté du gouvernement de maintenir un contrôle étroit sur les activités des organisations opérant sur le territoire national.
Les deux associations disposent désormais de trois mois avant une éventuelle levée de la mesure ou de nouvelles décisions des autorités compétentes.








