Un nouvel accident minier a fait plusieurs victimes dans l’ouest de la République centrafricaine. Au moins huit personnes ont perdu la vie après l’effondrement d’un site d’exploitation aurifère illégal situé à Yongkoro, près de la frontière camerounaise.
Le drame s’est produit dans la nuit de lundi à mardi alors que des individus exploitaient clandestinement la mine, selon des sources locales.
Un site exploité en dehors du cadre légal
D’après les premières informations recueillies sur place, les victimes se trouvaient dans une zone qui ne figure pas parmi les sites officiellement autorisés par les autorités centrafricaines.
Selon des responsables locaux, l’accident serait survenu au cours d’une exploitation nocturne menée de manière frauduleuse. L’effondrement a piégé plusieurs personnes sous les décombres, provoquant la mort d’au moins huit mineurs.
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Les recherches se poursuivent afin de retrouver d’éventuels survivants et d’extraire les corps encore ensevelis. Les autorités craignent toutefois que le bilan ne s’alourdisse dans les prochaines heures.
Une région difficile d’accès
La mine de Yongkoro est située dans une zone reculée de la préfecture de la Nana-Mambéré, à proximité de la frontière avec le Cameroun.
Cette partie du pays est particulièrement difficile d’accès et reste marquée par la présence de groupes armés qui limitent le contrôle effectif de l’État sur certaines activités économiques, notamment l’exploitation minière.
L’éloignement du site et les conditions sécuritaires compliquent également les opérations de secours et les interventions des autorités.
Des accidents récurrents dans les zones minières
Cet éboulement est le dernier d’une série d’accidents enregistrés ces derniers mois dans les mines artisanales de Centrafrique. Il y a quelques semaines, plusieurs dizaines de personnes avaient trouvé la mort dans l’effondrement d’un autre site minier à Bé-Mbari, dans l’ouest du pays. En mars dernier, un accident similaire avait également coûté la vie à plusieurs mineurs dans le village de Ngourroum.
Lire : Guinée : au moins 11 morts après l’effondrement d’une mine
Ces drames mettent en lumière les risques liés à l’exploitation artisanale et clandestine des ressources minières, souvent réalisée sans encadrement technique ni mesures de sécurité adaptées.
Des ressources convoitées malgré les risques
La République centrafricaine dispose d’importantes réserves de minerais, notamment de l’or, du diamant, de l’uranium et du lithium. Ces richesses attirent de nombreux acteurs nationaux et étrangers, mais une partie significative de l’exploitation échappe encore au contrôle des autorités.
Dans plusieurs régions, l’activité minière informelle demeure une source de revenus essentielle pour les populations locales malgré les dangers qu’elle représente.
Le nouvel accident de Yongkoro relance ainsi les interrogations sur la sécurisation des sites miniers et la lutte contre l’exploitation illégale des ressources naturelles dans le pays.
Notre Afrik avec AFP