Les autorités équato-guinéennes ont annoncé la libération de Daniel Angel Masie Nchama, un jeune ressortissant du pays qui avait été recruté en Russie avant de se retrouver sur le front ukrainien au sein des forces armées russes.
Selon le vice-président de la Guinée équatoriale, le jeune homme est désormais sous la protection des services diplomatiques de son pays en Russie et son retour à Malabo serait en préparation.
Un projet d’études qui tourne au cauchemar
Âgé de 22 ans et étudiant en informatique, Daniel Angel Masie Nchama avait quitté la Guinée équatoriale à la fin de l’année 2025 avec l’espoir de poursuivre une nouvelle vie à l’étranger.
D’après les informations communiquées par sa famille, il aurait été approché par un intermédiaire lui promettant une formation militaire en Russie accompagnée d’une opportunité professionnelle dans le domaine de la sécurité privée.
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Une fois arrivé sur le territoire russe, le jeune homme suit plusieurs semaines de formation dans la région de Mourmansk avant d’être transféré vers une base militaire située dans la région de Donetsk, à l’est de l’Ukraine, sans avoir donné son consentement pour participer aux opérations de guerre.
Un appel à l’aide qui mobilise les autorités
L’affaire avait suscité une vive émotion en Guinée équatoriale après la diffusion d’un message vocal dans lequel l’étudiant implorait l’aide des autorités de son pays.
Dans cet enregistrement adressé à sa famille, il expliquait se trouver au cœur des combats en Ukraine et demandait une intervention urgente du gouvernement pour obtenir sa libération.
La médiatisation de son témoignage sur les réseaux sociaux et dans les médias nationaux avait conduit les autorités à ouvrir des démarches diplomatiques auprès de Moscou. Les responsables équato-guinéens avaient notamment évoqué l’existence possible de réseaux de recrutement ciblant de jeunes Africains en quête d’opportunités à l’étranger.
Une issue obtenue grâce aux négociations diplomatiques
Si les circonstances exactes de sa libération n’ont pas été rendues publiques, les autorités affirment qu’elle est le résultat de discussions menées avec les responsables russes.
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Le gouvernement équato-guinéen souligne que plusieurs semaines d’échanges diplomatiques ont été nécessaires pour obtenir la protection du jeune homme et préparer son rapatriement. Cette affaire a également mis en lumière le phénomène croissant de l’enrôlement de ressortissants étrangers dans le conflit opposant la Russie à l’Ukraine.
Des centaines d’Africains impliqués dans le conflit
Depuis le début de la guerre, plusieurs pays africains ont signalé des cas de citoyens recrutés ou engagés dans les rangs des forces russes.
Selon des estimations avancées par les autorités ukrainiennes, près de 1 800 Africains auraient rejoint les unités russes engagées sur le terrain. Des organisations spécialisées dans le suivi du conflit évoquent également plus d’un millier de ressortissants africains recrutés entre 2023 et 2025, dont plusieurs centaines auraient perdu la vie.
Le Cameroun a notamment annoncé récemment la mort de plusieurs de ses citoyens sur le front ukrainien, tandis que d’autres États africains ont entrepris des démarches auprès de Moscou pour obtenir des informations sur leurs ressortissants.
L’affaire Daniel Angel Masie Nchama illustre ainsi les risques auxquels sont exposés certains jeunes Africains attirés par des promesses d’emploi ou de formation à l’étranger, mais qui se retrouvent parfois impliqués malgré eux dans des conflits armés loin de leur pays d’origine.