Les Seychelles, le Cap-Vert, le Botswana et le Rwanda demeurent, en 2025, les pays africains les moins exposés à la corruption dans le secteur public. C’est ce qui ressort de la dernière édition de l’Indice de perception de la corruption (IPC) publiée par Transparency International.
Avec un score de 68 sur 100, les Seychelles se positionnent au 24ᵉ rang mondial, conservant leur statut de
pays africain le plus performant en matière de gouvernance publique. Le Cap-Vert suit avec 62 points, occupant la 35e place à l’échelle internationale.
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Le Botswana et le Rwanda arrivent ex aequo, chacun crédité de 58 points, ce qui les place au 41ᵉ rang mondial et au troisième rang continental. Derrière ce quatuor de tête figurent notamment l’Île Maurice, la Namibie, le Sénégal, le Bénin et Sao Tomé-et-Principe. La Côte d’Ivoire et le Ghana ferment le top 10 africain, partageant le 76ᵉ rang mondial.
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Malgré ces performances, seuls quatre pays du continent franchissent la barre des 50 points : les Seychelles, le Cap-Vert, le Botswana et le Rwanda. Un chiffre qui souligne l’ampleur des défis en matière de gouvernance sur le continent.
Les lanternes rouges du classement
À l’autre extrémité du classement, les scores les plus faibles sont enregistrés par le Soudan du Sud et la Somalie (9 points chacun), suivis de la Libye et de l’Érythrée (13 points), ainsi que du Soudan (14 points). Ces résultats traduisent des contextes marqués par l’instabilité politique, les conflits ou une faible transparence institutionnelle.
Comparée à l’édition précédente, la situation évolue de manière contrastée : quatorze pays africains ont amélioré leur score, seize ont reculé et vingt-quatre stagnent. Les progressions les plus notables sont observées au Maroc, au Gabon et en Guinée équatoriale (+2 points chacun). À l’inverse, les Seychelles, le Mozambique et l’Eswatini enregistrent les plus fortes baisses (-4 points), tandis que la Namibie, la Côte d’Ivoire, le Niger et Maurice perdent trois points.
L’IPC évalue 182 pays et territoires en fonction de la perception de la corruption dans l’administration publique. Les États sont notés sur une échelle allant de 0 (niveau très élevé de corruption perçue) à 100 (niveau très faible). L’organisation s’appuie sur treize sources indépendantes, parmi lesquelles figurent des institutions financières internationales, des groupes de réflexion et des cabinets spécialisés dans l’analyse des risques.