Le programme FEC Togo franchit une nouvelle étape décisive : le Fonds monétaire international (FMI) a achevé les troisième et quatrième revues conjointes de l’accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) conclu avec Lomé, ouvrant la voie à un décaissement immédiat de 80,74 millions de droits de tirage spéciaux (DTS), soit environ 109,5 millions de dollars (≈ 66 milliards de FCFA). Ce nouveau versement porte le total des décaissements au titre de l’accord à 220,2 millions de DTS, soit environ 298,63 millions de dollars (≈ 180 milliards de FCFA).

Programme FEC Togo : des réformes structurelles en ordre de marche
L’accord au titre de la FEC avait été approuvé par le conseil d’administration du FMI en mars 2024, pour un montant global équivalant à 293,6 millions de DTS, soit approximativement 403,4 millions de dollars (≈ 243 milliards de FCFA). Il accompagne un programme de réformes économiques que le Togo a engagé pour surmonter les séquelles de la pandémie de COVID-19 et faire face au renchérissement mondial des denrées alimentaires et de l’énergie, tout en posant les bases d’une croissance vigoureuse et plus inclusive.
La mise en œuvre du programme est jugée globalement satisfaisante par l’institution de Bretton Woods. La plupart des critères de réalisation quantitatifs ont été respectés et les réformes structurelles avancent à un rythme soutenu : depuis la deuxième revue, sept des huit réformes structurelles prévues ont été exécutées, notamment des mesures de renforcement de la gestion des finances publiques, de la transparence budgétaire et de la supervision des entreprises publiques. Les objectifs de dépenses sociales en faveur des populations pauvres ont également été atteints. Sur le plan macroéconomique, le PIB réel togolais a progressé d’environ 6 % en 2025, porté par le secteur des services, tandis que l’inflation a reculé.
Secteur bancaire et gouvernance, chantiers prioritaires pour Lomé
Le directeur général adjoint du FMI et président par intérim, Kenji Okamura, a salué la résilience de l’économie togolaise tout en appelant à la vigilance : « Les perspectives sont assombries par d’importants risques de ralentissement, notamment des menaces persistantes sur la sécurité, les tensions géopolitiques et la volatilité des prix des produits de base. » Parmi les priorités identifiées figurent l’assainissement continu des finances publiques, le traitement des vulnérabilités du secteur bancaire — dont le lancement d’une évaluation indépendante de la qualité des actifs d’un établissement financier en difficulté —, ainsi que le renforcement de la gouvernance du secteur de l’électricité et des dispositifs de lutte contre la corruption. La croissance devrait se modérer temporairement en 2026, notamment en raison des retombées des tensions géopolitiques mondiales et de la guerre au Moyen-Orient.
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Avec APO Group.








