Mali : de nouvelles attaques coordonnées frappent plusieurs régions du pays

Mali : de nouvelles attaques coordonnées frappent plusieurs régions du pays

Plusieurs localités du nord et du centre du pays, ainsi qu’un établissement pénitentiaire situé près de Bamako, ont été simultanément prises pour cible samedi à l’aube, relançant les inquiétudes sur la dégradation de la situation sécuritaire.

Selon l’armée malienne, des sources sécuritaires et des témoignages d’habitants, des attaques ont été signalées à Gao, Anéfis, Aguelhok, Sévaré ainsi qu’à la prison de Kéniéroba, à une soixantaine de kilomètres de la capitale.

Une offensive qui ravive le souvenir des combats d’avril

À Anéfis, le Front de libération de l’Azawad (FLA) affirme avoir pris le contrôle de plusieurs positions militaires, tout en reconnaissant que les affrontements se poursuivaient dans la ville. Des habitants indiquent de leur côté que les forces armées maliennes continuaient de résister à l’intérieur du camp militaire.

Des échanges de tirs et de fortes explosions ont également été signalés à Gao, tandis qu’à Sévaré, plusieurs détonations ont été entendues avant le survol de la zone par des appareils militaires.

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À Kéniéroba, des hommes armés ont attaqué le centre pénitentiaire où sont détenus plusieurs prisonniers liés aux groupes jihadistes. Selon un détenu joint par téléphone avant la coupure des communications, les tirs se poursuivaient à l’intérieur et aux abords de la prison.

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Ces attaques interviennent un peu plus de deux mois après la vaste offensive lancée fin avril par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, et ses alliés du Front de libération de l’Azawad. Cette opération avait conduit à la reprise de Kidal par les rebelles et coûté la vie au ministre malien de la Défense, infligeant un revers majeur aux autorités de transition.

Une pression sécuritaire qui s’intensifie

Depuis plusieurs mois, les groupes armés multiplient les offensives contre les positions militaires et les axes stratégiques. Après la reprise de Kidal, les rebelles et les combattants jihadistes ont poursuivi leur stratégie en perturbant les principales voies d’approvisionnement menant vers Bamako, provoquant notamment des difficultés d’approvisionnement en carburant.

Lire : Mali : huit civils tués dans une frappe aérienne près de la frontière nigérienne

Au pouvoir depuis les coups d’État de 2020 et 2021, les autorités de transition avaient fait du rétablissement de la sécurité l’une de leurs principales priorités. Malgré le renforcement de la coopération militaire avec la Russie et l’appui de l’Africa Corps, les groupes armés conservent une forte capacité de nuisance dans plusieurs régions du pays.

Cette nouvelle série d’attaques confirme la persistance d’un conflit qui oppose les forces gouvernementales aux groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda et à l’organisation État islamique, ainsi qu’aux mouvements indépendantistes touaregs. Elle souligne également les défis sécuritaires auxquels le Mali continue d’être confronté, plus d’une décennie après le début de la crise.

Notre Afrik avec AFP

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