Si les Pharaons poursuivent leur rêve, les Black Stars et les Requins Bleus laissent derrière eux une compétition qui confirme que les sélections africaines sont désormais capables de rivaliser avec les meilleures, même lorsque le résultat ne leur est pas favorable.
l’Égypte et l’Australie. Après un match nul 1-1, les Pharaons se sont imposés 4-2 lors de la séance décisive, décrochant ainsi la première victoire de leur histoire dans une phase à élimination directe d’une Coupe du monde.
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Emam Ashour avait ouvert le score avant que les Australiens n’égalisent sur un but contre son camp de Mohamed Hany. Mais comme souvent dans les grands rendez-vous, Mohamed Salah a répondu présent en transformant son tir au but, permettant à l’Égypte de rejoindre le Maroc parmi les seize meilleures équipes du monde.
Cette qualification n’est pas un hasard. Les Égyptiens avaient terminé deuxièmes de leur groupe sans connaître la défaite, avec une victoire contre la Nouvelle-Zélande (3-1) et deux matches nuls face à la Belgique (1-1) et à l’Iran (1-1). Une équipe disciplinée, solide défensivement et capable de répondre présente lorsque la pression est maximale.
Le Cap-Vert perd son match, pas son statut
L’élimination du Cap-Vert est certainement l’une des plus frustrantes pour le football africain.
Opposés à l’Argentine, championne du monde en titre, les Requins Bleus se sont inclinés 3-2 après prolongation, après avoir égalisé à deux reprises face à Lionel Messi et ses partenaires. Ils n’ont cédé qu’au bout de 120 minutes sur un but contre son camp. Surtout, le parcours cap-verdien restera dans les mémoires.
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Le Cap-Vert n’a perdu aucun match dans le temps réglementaire durant cette Coupe du monde. Les hommes de Bubista ont tenu l’Espagne en échec (0-0), accroché l’Uruguay (2-2), partagé les points avec l’Arabie saoudite (0-0), avant de pousser l’Argentine jusqu’en prolongation.
Pour une sélection qui disputait la première Coupe du monde de son histoire et qui représente moins de 600 000 habitants, cette performance dépasse largement le simple cadre des résultats. Le Cap-Vert quitte le tournoi avec une crédibilité nouvelle sur la scène internationale.
Le Ghana repart avec des regrets
Le Ghana, lui aussi, peut nourrir quelques regrets. Les Black Stars ont été éliminés par la Colombie sur la plus petite des marges (1-0), après un but de Jhon Arias inscrit dès la 14e minute. La rencontre a ensuite été largement dominée par les Colombiens, qui ont terminé avec 20 tirs contre 8 pour le Ghana et ont concédé très peu d’occasions franches.
Malgré cette sortie, les Ghanéens auront montré de belles choses pendant le tournoi. Ils avaient notamment battu le Panama (1-0), tenu l’Angleterre en échec (0-0) et terminé parmi les meilleurs troisièmes pour atteindre les seizièmes de finale.
Une Afrique qui confirme sa montée en puissance
Au moment d’aborder les huitièmes de finale, deux sélections africaines, le Maroc et l’Égypte, sont encore en lice. Derrière elles, le Cap-Vert, le Ghana, l’Algérie, la RD Congo, le Sénégal ou encore la Côte d’Ivoire ont tous démontré que l’écart avec les grandes puissances du football mondial continue de se réduire.
L’Égypte a validé son retour parmi les nations qui comptent. Le Cap-Vert a gagné le respect de la planète football en restant invaincu dans le temps réglementaire. Le Ghana, malgré son élimination, a confirmé son retour sur la scène mondiale.
Cette Coupe du monde laisse finalement une impression forte : le football africain ne vit plus d’exploits isolés. Il construit progressivement une présence durable au plus haut niveau, où chaque qualification devient moins une surprise qu’une confirmation.