Selon Marthe Kouaho Traoré de la CGECI, ces mesures offrent aux entreprises numériques labellisées des exonérations fiscales, des avantages financiers et un accès privilégié aux marchés publics pendant trois ans pour soutenir leur croissance.
La Côte d’Ivoire renforce son soutien aux jeunes entreprises innovantes avec la mise en œuvre d’un régime fiscal inédit pour les start‑up numériques. L’article 35 de la loi de finances 2026, promulguée le 19 décembre 2025, instaure des mesures destinées à stimuler l’innovation technologique et à faciliter la croissance des entreprises labellisées. La Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI) a présenté cette disposition le 7 janvier lors d’une session d’information à Abidjan.

Des exonérations et avantages financiers pour trois ans
Selon Marthe Kouaho Traoré, membre de la Commission juridique et fiscale de la CGECI, «ces mesures offrent aux start‑up numériques labellisées des exonérations fiscales et des avantages financiers pendant trois ans, ainsi qu’un accès privilégié aux marchés publics et aux financements, permettant de soutenir leur montée en puissance sur l’ensemble du territoire».
📣 Ne manquez plus rien de l’actualité africaine en direct sur notre chaîne WHATSAPP
Le dispositif vise en priorité les start‑up situées en dehors de la zone franche VITIB, afin d’assurer un soutien équitable à toutes les jeunes entreprises innovantes du pays. Le label «Startup Numérique», valable jusqu’à cinq ans, garantit aux entreprises bénéficiaires un cadre fiscal stable et prévisible pendant trois ans à compter de leur labellisation.
Un cadre juridique et fiscal incitatif
Cette initiative s’inscrit dans la continuité de la loi nᵒ 2023‑901 du 23 novembre 2023, qui vise à promouvoir les start‑up numériques en Côte d’Ivoire. L’article 35 prévoit notamment l’exonération de l’impôt sur les bénéfices pour les régimes réels d’imposition, de la cotisation forfaitaire pour les microentreprises, ainsi que de la taxe sur les opérations bancaires et de l’impôt sur les revenus de créances liés aux intérêts des crédits contractés.
Lire : Afrique : les start-up de l’IA lèvent 1,2 milliard de dollars en six ans
Un écosystème en pleine croissance
L’écosystème des start‑up ivoiriennes compte aujourd’hui près de 300 entreprises actives, opérant dans des secteurs variés comme la fintech, l’edtech, l’agritech ou l’intelligence artificielle. Ces mesures visent à réduire les coûts financiers et administratifs pesant sur les jeunes entreprises et à renforcer la compétitivité des acteurs innovants.
L’appui institutionnel, combiné au développement de plateformes de soutien à l’innovation, devrait contribuer à dynamiser le secteur numérique ivoirien et à attirer davantage d’investissements dans ce domaine stratégique.








