Selon un communiqué officiel, un dispositif d’accueil temporaire de ressortissants de pays tiers sera mis en place dès le mois d’avril. Néanmoins, aucune précision n’a été fournie sur le nombre de personnes concernées ni sur les contreparties obtenues par Kinshasa dans le cadre de cet arrangement.
Interrogées, plusieurs sources gouvernementales n’ont pas été en mesure d’apporter davantage d’éclaircissements sur les termes exacts de cet
accord. Cette opacité alimente les critiques, notamment de la part de Human Rights Watch, qui dénonce ce type de dispositifs comme des
«accords opaques» susceptibles de contrevenir au droit international.
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La RD Congo rejoint ainsi d’autres pays africains comme le Ghana, le Rwanda ou encore le Cameroun ayant accepté d’accueillir des migrants expulsés par les autorités américaines. Ces arrangements s’accompagnent généralement d’un soutien financier ou logistique de Washington.
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Les autorités congolaises assurent toutefois que le dispositif sera entièrement pris en charge par les États-Unis, précisant qu’aucune dépense ne sera supportée par le Trésor public national.
Un dispositif dans un contexte socio-économique fragile
Les migrants devraient être accueillis à Kinshasa, une capitale déjà confrontée à d’importants défis structurels. Avec une population estimée à plus de 17 millions d’habitants, la ville souffre d’un manque criant d’infrastructures, notamment en matière d’accès à l’eau potable et à l’électricité.
Malgré ces contraintes, le gouvernement affirme avoir pris les dispositions nécessaires pour encadrer l’accueil, évoquant la mise en place d’infrastructures adaptées et de mécanismes de suivi.
Cet accord intervient dans un contexte de rapprochement entre Kinshasa et Washington. Fin février, les deux pays ont conclu un partenariat sanitaire d’envergure, tandis que des discussions sont également en cours autour de l’exploitation des ressources minières stratégiques du pays.
Ces ressources, essentielles pour des secteurs comme l’électronique, placent la RD Congo au cœur d’enjeux géopolitiques majeurs, alors que les États-Unis s’impliquent parallèlement dans des efforts diplomatiques visant à stabiliser l’est du pays, en proie à des conflits persistants depuis plusieurs décennies.
Notre Afrik avec AFP