Vendredi 17 avril, quinze personnes expulsées des États-Unis ont atterri à Kinshasa. Il s’agit de sept femmes et huit hommes en provenance du Pérou et d’Équateur, accueillis dans le cadre d’un dispositif présenté comme «temporaire» par les autorités congolaises.
États-Unis vers des pays tiers.
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Officiellement, Kinshasa évoque un mécanisme d’accueil temporaire, avec un examen individuel de chaque situation. Les autorités assurent également que les coûts logistiques sont pris en charge par Washington.
Cependant, les modalités précises de cet accord restent largement inconnues, notamment les éventuelles contreparties accordées à la RD Congo.
Des migrants sous encadrement international
Selon plusieurs sources, les migrants devraient séjourner brièvement à Kinshasa, probablement dans des structures d’hébergement dédiées, avant une éventuelle réorientation.
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L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) pourrait intervenir pour proposer une «aide au retour volontaire» vers leur pays d’origine, une option qui suscite déjà des réserves chez certains observateurs.
Des critiques sur le respect des droits humains
Des ONG, dont Human Rights Watch, dénoncent ce type d’accords jugés opaques et potentiellement contraires au droit international.
Plusieurs voix s’inquiètent notamment du sort de migrants parfois protégés juridiquement contre un retour dans leur pays d’origine, mais néanmoins transférés vers des États tiers.
Une stratégie élargie des États-Unis
Ce dispositif s’inscrit dans une politique plus large de l’administration américaine visant à externaliser la gestion des expulsions migratoires. Plusieurs pays africains ont déjà conclu des accords similaires, parmi lesquels le Rwanda, le Ghana ou encore le Soudan du Sud.
Selon certaines sources, Kinshasa pourrait accueillir à terme une cinquantaine de migrants par mois, sans qu’un plafond global n’ait été officiellement communiqué.
Cette évolution relance le débat sur la coopération migratoire internationale et sur les équilibres entre souveraineté des États, gestion des flux migratoires et respect des droits fondamentaux des personnes concernées.
Notre Afrik avec AFP