Un important dispositif de sécurité a été mis en place ce mardi matin aux abords de la prison centrale de Conakry, après des coups de feu entendus dans la commune de Kaloum, cœur administratif et politique de la capitale guinéenne.
Selon des témoignages recueillis sur place, des tirs provenant d’armes automatiques ont retenti en début de matinée. Plusieurs habitants du quartier affirment avoir entendu des rafales peu avant 9 heures, lesquelles se seraient poursuivies pendant
plus d’une trentaine de minutes. Un riverain, exerçant comme expert-comptable dans la zone, raconte avoir été alerté par le bruit de véhicules roulant à grande vitesse avant de percevoir distinctement les coups de feu.
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Accès restreint puis rétabli dans la commune
À la suite de ces événements, l’accès à la commune de Kaloum a été temporairement bloqué par les forces de sécurité. La circulation n’a été progressivement rétablie qu’en fin de matinée, une fois la situation jugée sous contrôle.
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Un important cordon sécuritaire, composé de policiers et de militaires appartenant notamment aux forces spéciales, a été déployé autour de la route menant à la prison centrale. Plusieurs blindés étaient visibles devant l’établissement pénitentiaire, selon des constatations sur place. Par ailleurs, trois ambulances ont quitté l’enceinte de la prison au cours de la matinée, sans qu’aucune information officielle ne soit communiquée sur d’éventuelles victimes.
Panique parmi les riverains
Des habitants du quartier évoquent un mouvement de panique au moment des tirs. Une résidente vivant à proximité immédiate de la prison parle d’une «débandade» à l’intérieur et aux alentours de l’établissement. Un autre témoin, fonctionnaire à la retraite, explique avoir fui précipitamment son véhicule avec d’autres automobilistes, pris dans un embouteillage au moment où les tirs ont éclaté.
Située sur une péninsule, la commune de Kaloum abrite les principales institutions de l’État, dont la présidence de la République, le siège du gouvernement, l’état-major de l’armée, ainsi que la prison centrale. Cette configuration renforce la sensibilité sécuritaire de la zone.
Notre Afrik avec AFP