Le parquet près le Tribunal de grande instance (TGI) Ouaga II indique que les suspects ont été placés sous mandat de dépôt à l’issue d’une enquête menée par les services de police. L’affaire porte également sur des faits présumés de blanchiment de capitaux, de vente de produits illicites et d’autres infractions liées à l’exploitation de réseaux numériques.
de juin après des informations faisant état d’activités illicites organisées via plusieurs groupes WhatsApp.
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Les enquêteurs estiment que ces plateformes étaient utilisées par des intermédiaires pour mettre en relation des hommes et des femmes contre rémunération. Les groupes auraient également servi à promouvoir des contenus à caractère sexuel et à commercialiser des produits prohibés.
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Les autorités indiquent par ailleurs qu’un restaurant de la capitale aurait été utilisé comme lieu de rencontre pour les clients. L’accès à certaines prestations aurait été conditionné à un niveau minimum de consommation dans l’établissement.
Une comparution prévue début juillet
À l’issue de leur audition, les 22 personnes interpellées ont été déférées devant le parquet puis placées en détention provisoire dans le cadre d’une procédure de flagrant délit. Leur procès devant le tribunal correctionnel est programmé pour le 1er juillet 2026.
Le restaurant cité dans l’enquête a été placé sous scellés et plusieurs biens ont été saisis dans le cadre de la procédure judiciaire.
Le procureur du Faso souligne que des affaires similaires ont déjà donné lieu à des condamnations à Ouagadougou. Face à la multiplication de ce type de dossiers, le parquet annonce vouloir renforcer la répression des infractions liées au proxénétisme, à l’exploitation sexuelle et aux activités criminelles qui y sont associées.
Les investigations se poursuivent afin de déterminer l’étendue du réseau et d’identifier d’autres éventuels complices.