D’après les autorités pénitentiaires, l’homme agé d’une cinquantaine d’années et un des principaux condamnés pour crimes contre l’humanité dans un massacre en Guinée en 2009, présentait plusieurs complications médicales, notamment des douleurs abdominales persistantes et des troubles digestifs chroniques.
Aboubacar Sidiki Diakité, plus connu sous le surnom de “Toumba”, est décédé mercredi 25 mars à l’hôpital militaire Samory Touré de Conakry, selon une annonce de l’administration pénitentiaire guinéenne. Figure centrale du procès lié au massacre du 28 septembre 2009, il purgeait une peine de dix ans de prison pour crimes contre l’humanité.
Ancien chef de la garde rapprochée de
l’ex-dirigeant Moussa Dadis Camara, “Toumba” Diakité avait été reconnu coupable pour son implication dans la répression sanglante d’un rassemblement de l’opposition dans un stade de Conakry.
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Une dégradation de son état de santé
D’après les autorités pénitentiaires, l’homme agé d’une cinquantaine d’années, présentait plusieurs complications médicales, notamment des douleurs abdominales persistantes et des troubles digestifs chroniques. Il avait été évacué en urgence depuis la prison de Coyah après un malaise survenu quelques jours plus tôt.
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Un parcours marqué par la fuite et l’arrestation
Après les événements de 2009, Aboubacar Sidiki Diakité avait pris la fuite avant d’être interpellé en 2016 à Dakar, où il vivait sous une fausse identité. Extradé vers la Guinée, il avait ensuite été jugé pour son rôle dans les violences. Avant sa cavale, il avait également tenté d’assassiner Moussa Dadis Camara, l’accusant de vouloir lui faire porter la responsabilité des massacres.
Un massacre aux lourdes conséquences
Le 28 septembre 2009, au moins 156 personnes avaient été tuées lors de la répression d’un rassemblement politique dans un stade de Conakry. Des centaines d’autres avaient été blessées et de nombreuses femmes victimes de violences sexuelles.
Ces exactions, dont le bilan réel pourrait être plus élevé, se sont poursuivies plusieurs jours après les faits, notamment contre des détenus et des femmes séquestrées.