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La défense annonce un pourvoi en cassation
À la suite de cette décision, Me Mountaga Tall, avocat de l’ancien chef du gouvernement, a critiqué un verdict qu’il juge «pour le moins contestable». Dans une déclaration publique, il a annoncé le dépôt imminent d’un pourvoi en cassation afin d’obtenir la remise en liberté de son client. «Moussa Mara entame son septième mois de détention. Nous mettrons en œuvre tous les moyens légaux nécessaires pour que sa libération intervienne dans les meilleurs délais», a déclaré l’avocat.
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Il a également affirmé que, malgré son incarcération, son client «conserve la sérénité de celui qui se sait dans son droit», ajoutant que «la justice finit toujours par s’imposer, même si elle ne se manifeste pas immédiatement».
Les faits reprochés à l’ancien Premier ministre
Moussa Mara avait comparu devant la Cour d’appel le 19 janvier 2026. Il est poursuivi pour «atteinte au crédit de l’État», «incitation au trouble à l’ordre public» et «opposition à l’autorité légitime». Ces poursuites font suite à une publication sur le réseau social X dans laquelle il exprimait son soutien à des personnalités politiques et des acteurs de la société civile incarcérés, qu’il présentait comme des «détenus d’opinion».
Arrêté le 1ᵉʳ août 2025, le leader du parti d’opposition Yéléma avait été condamné en première instance à deux ans de prison, dont un an ferme, ainsi qu’à une amende de 500 000 francs CFA, dont un franc symbolique versé à l’État malien. Toutes ses demandes de mise en liberté provisoire ont été rejetées au cours de la procédure.