Les autorités nigérianes ont lancé une opération de recensement et de sélection des citoyens souhaitant rentrer volontairement d’Afrique du Sud.
Cette démarche intervient dans un contexte de tensions croissantes visant les communautés étrangères présentes dans le pays. Selon le ministère nigérian des Affaires étrangères, le recensement doit permettre d’évaluer le nombre exact de personnes concernées avant l’organisation des départs. Les autorités s’attendent à ce que plus d’un millier de ressortissants soient potentiellement candidats au retour.

Un dispositif de retour encadré
La Haute Commission du Nigeria à Pretoria a indiqué que les dates de départ seront communiquées après la procédure de sélection des candidats au rapatriement.
📣 Ne manquez plus rien de l’actualité africaine en direct sur notre chaîne WHATSAPP
Dans une note adressée à la communauté nigériane, la représentation diplomatique précise avoir obtenu des autorités sud-africaines des garanties concernant les infractions liées à l’immigration. Les personnes se présentant au contrôle ne devraient pas être arrêtées ni placées en détention pendant la durée de la procédure jusqu’à leur départ.
Des tensions persistantes contre les migrants
Cette initiative intervient alors que l’Afrique du Sud connaît depuis plusieurs semaines des manifestations anti-immigrés accompagnées d’accusations d’agressions et d’actes d’intimidation visant des ressortissants africains.
Le pays reste pourtant l’une des principales destinations de migration de travail sur le continent, malgré un chômage élevé et des difficultés économiques persistantes. Les statistiques officielles estiment à environ trois millions le nombre d’immigrés en situation régulière, soit un peu plus de 5 % de la population.
Lire : Afrique du Sud : Accra va évacuer 300 ressortissants après des incidents xénophobes
Une grande partie de ces migrants provient des pays d’Afrique australe, notamment du Zimbabwe et du Malawi, ainsi que de la République démocratique du Congo. Des communautés originaires d’Afrique de l’Ouest, dont le Nigeria, sont également présentes en nombre significatif.
Le Ghana a récemment organisé un premier vol de rapatriement pour plusieurs centaines de ses ressortissants évacués d’Afrique du Sud, illustrant les inquiétudes croissantes des États africains face à la situation sécuritaire et sociale affectant leurs citoyens sur place.








