Neuf représentants africains seront présents au premier tour des phases finales, une première à une telle échelle dans l’histoire du football africain en Coupe du monde. Le Ghana
et la RD Congo n’ont pourtant pas emprunté le même chemin.
Deux qualifications, deux histoires
Le Ghana a construit sa qualification avec constance. Vainqueurs du Panama (1-0), auteurs d’un nul de prestige contre l’Angleterre (0-0), les hommes de Carlos Queiroz ont terminé leur phase de groupes par une courte défaite face à la Croatie (2-1). Un revers sans conséquence puisque leurs quatre points leur permettent de figurer parmi les meilleurs troisièmes et de poursuivre leur aventure.
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Pour les Black Stars, cette qualification confirme un retour au premier plan après plusieurs années d’irrégularité. Le Ghana n’a peut-être pas proposé le football le plus spectaculaire, mais il a retrouvé ce qui avait fait sa réputation lors de ses grandes campagnes mondiales : une organisation défensive solide, une discipline collective et une capacité à rester compétitif face à des adversaires supérieurs sur le papier. La République démocratique du Congo, elle, a vécu un scénario beaucoup plus spectaculaire.
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Après avoir tenu le Portugal en échec (1-1) puis résisté à la Colombie malgré une courte défaite (1-0), les Léopards devaient absolument battre l’Ouzbékistan. Menés à la pause, ils ont renversé la rencontre grâce à un doublé de Yoane Wissa et un but de Fiston Mayele pour s’imposer 3-1 et décrocher la première victoire de leur histoire en Coupe du monde. Une performance qui leur ouvre les portes des matches à élimination directe.
L’Algérie valide sa montée en puissance
L’Algérie n’avait besoin que d’un point pour poursuivre son aventure, et les Fennecs ont rempli leur mission. Opposés à l’Autriche lors de la dernière journée, les hommes de Vladimir Petković ont obtenu un match nul (1-1) qui leur permet de terminer à la deuxième place du groupe J derrière l’Argentine.
Après une entrée en matière compliquée face à l’Albiceleste, les Algériens auront progressivement élevé leur niveau de jeu. Leur succès contre la Jordanie avait relancé leur campagne, et ce nul face aux Autrichiens confirme leur capacité à gérer un rendez-vous à fort enjeu.
Les Fennecs retrouveront désormais la Suisse en seizièmes de finale. Une affiche relevée, mais loin d’être inaccessible pour une sélection qui semble monter en puissance au fil de la compétition.
Des défis immenses en seizièmes
Le plus difficile commence désormais. Le Ghana croisera la route de la Colombie le 3 juillet. Les Sud-Américains ont terminé premiers du groupe K sans concéder la moindre défaite et figurent parmi les équipes les plus solides depuis le début du tournoi. Les Black Stars devront retrouver la rigueur affichée face à l’Angleterre pour espérer créer l’exploit.
La RD Congo héritera quant à elle de l’Angleterre, vainqueur du groupe L. Les Three Lions abordent ce rendez-vous avec le statut de favoris, mais les Léopards ont déjà démontré qu’ils étaient capables de rivaliser avec des sélections majeures, comme en témoigne leur nul face au Portugal et leur remarquable seconde période contre l’Ouzbékistan.
Au-delà de ces deux affiches, le bilan africain est déjà remarquable. Le Maroc, la Côte d’Ivoire, l’Algérie, l’Égypte, le Cap-Vert, l’Afrique du Sud, le Sénégal, le Ghana et la RD Congo seront tous présents au premier tour à élimination directe.
Jamais le continent n’avait placé autant de sélections dans la phase finale d’une Coupe du monde. L’élargissement du tournoi à 48 équipes a évidemment ouvert davantage de portes, mais ces qualifications ne doivent rien au hasard. Elles sont aussi le reflet de la progression de plusieurs sélections africaines, capables désormais de rivaliser avec les grandes nations sur la durée.
Le défi change désormais de dimension. Il ne s’agit plus seulement de sortir des groupes. Il s’agit de continuer à écrire l’histoire.