La nouvelle législation stipule également que la sanction la plus lourde sera prononcée lorsque l’infraction implique un mineur.
L’Assemblée nationale du Sénégal a adopté mercredi une nouvelle loi renforçant la répression des relations homosexuelles. Désormais, les personnes reconnues coupables risquent des peines allant de cinq à dix ans de prison, soit un doublement des sanctions précédentes.
Ce vote intervient dans un contexte de fortes tensions autour de la question de l’homosexualité, marqué par une multiplication d’arrestations visant des individus soupçonnés d’entretenir des relations avec des personnes du même sexe.
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Des sanctions élargies et alourdies
Le texte adopté ne se limite pas à sanctionner les relations homosexuelles. Il prévoit également des poursuites pénales contre toute personne impliquée dans la promotion ou le financement de l’homosexualité dans le pays.
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Pour entrer en vigueur, la loi doit encore être promulguée par le président Bassirou Diomaye Faye. Le dispositif prévoit par ailleurs que la peine maximale sera appliquée lorsque l’infraction concerne un mineur.
Hausse importante des amendes
Outre les peines de prison, les sanctions financières ont été fortement revues à la hausse. Les amendes peuvent désormais atteindre entre 2 et 10 millions de francs CFA, contre 100 000 à 1,5 million de francs CFA auparavant.
Toutefois, la loi introduit également une disposition visant à punir les dénonciations mensongères faites de mauvaise foi contre des personnes accusées d’homosexualité.
Un climat de tensions et d’arrestations
La question de l’homosexualité alimente depuis plusieurs semaines de vifs débats au Sénégal, pays à majorité musulmane où le sujet reste particulièrement sensible.
La controverse s’est intensifiée début février après l’arrestation de douze hommes, dont deux personnalités locales, poursuivis pour «actes contre nature», une expression utilisée par la loi pour désigner les relations entre personnes de même sexe.
Notre Afrik avec AFP