De violents affrontements ont opposé, mardi 13 janvier 2026, les forces de défense tchadiennes aux combattants du Mouvement pour la paix, la reconstruction et le développement (MPRD) dans le sud du Tchad.
Les combats ont eu lieu dans la localité de Korbol, dans la région du Moyen-Chari, proche de la frontière avec la République centrafricaine, faisant plusieurs morts et blessés dans les deux camps.
Selon l’armée tchadienne, trois militaires ont été tués et dix autres blessés lors de cet accrochage survenu au cours d’une opération de déploiement destinée à faire face à des « agissements intolérables » de groupes armés dans la zone. L’état-major général affirme également avoir tué et blessé plusieurs assaillants, sans toutefois préciser leur identité.

Versions divergentes sur le déroulement des combats
De son côté, le MPRD livre une version différente des événements. Son secrétaire général, Luc Beyam, affirme que les forces gouvernementales seraient entrées dans la zone par la localité de Néou en fin de matinée. Trois émissaires, deux sous-préfets et un chef de canton, auraient été envoyés pour transmettre un ultimatum au mouvement rebelle, avant d’être retenus par ses combattants.
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Le responsable du MPRD soutient également que l’armée tchadienne tentait depuis plusieurs jours d’encercler les positions de son mouvement. Une version contestée par une source proche des autorités, qui évoque plutôt une embuscade tendue par les rebelles contre les forces régulières.
Des violences sur fond de négociations fragiles
Les échanges de tirs se sont prolongés durant toute la journée, sans qu’un bilan officiel global ne soit communiqué par les autorités tchadiennes. Le MPRD affirme pour sa part que les pertes seraient plus importantes dans les rangs de l’armée.
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Ces affrontements interviennent alors que des discussions étaient engagées depuis plusieurs mois entre N’Djamena et le MPRD en vue d’un accord de paix prévoyant le désarmement du groupe. Luc Beyam déplore l’absence de concessions de la part du gouvernement, notamment le refus de retirer les forces armées de la zone, estimant que cette opération militaire vise à contraindre son mouvement à une reddition sans garanties politiques.








