Le plan de la NOC s’appuie sur plusieurs actions : moderniser les raffineries actuelles, accroître progressivement leurs capacités, construire une nouvelle raffinerie et relancer le projet de raffinage dans le Sud.
La Compagnie nationale de pétrole libyenne (NOC) a présenté un plan de modernisation visant à porter la capacité nationale de raffinage à 660 000 barils par jour (bpj), contre 380 000 bpj actuellement. Cette initiative intervient dans un contexte de forte dépendance aux importations de carburants et de fragilités persistantes dans le secteur pétrolier du pays. L’annonce a été faite par le président de la NOC, Masoud Suleiman, via sa page officielle Facebook.

Un plan structuré sur plusieurs axes
Le projet de la NOC repose sur plusieurs mesures : modernisation des raffineries existantes, augmentation progressive des capacités, construction d’une nouvelle raffinerie et relance du projet de raffinerie du Sud. La compagnie estime que ces investissements permettront d’augmenter significativement la production nationale, de réduire les importations et d’améliorer la viabilité économique du secteur.
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Masoud Suleiman a également fixé des horizons précis : atteindre l’autosuffisance en essence d’ici 2037, en gaz de cuisson en 2033 et en diesel en 2034. Selon lui, ces objectifs visent à stabiliser le marché local et à renforcer la contribution du secteur pétrolier au développement national.
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Des infrastructures dépassées et une production insuffisante
Selon Masoud Suleiman, l’amélioration de la production nationale de carburants constitue « l’un des piliers essentiels » pour soutenir l’économie libyenne. Il a souligné l’état préoccupant des raffineries existantes, caractérisées par des technologies obsolètes et des conceptions rudimentaires, incapables de satisfaire la demande nationale. La Libye compte cinq raffineries principales pour une capacité théorique de 380 000 bpj, mais la production réelle ne dépasse pas 180 000 bpj, en partie à cause de l’arrêt de la raffinerie de Ras Lanuf depuis 2013. Cette situation oblige le pays à dépendre fortement des importations de carburants, coûteuses pour les finances publiques.








