La Côte d’Ivoire a conclu, mardi 3 mars, une opération d’adjudication d’Obligations assimilables du Trésor (OAT) marquée par une forte demande des investisseurs. Prévue pour lever 60 milliards de FCFA, l’émission a finalement permis de retenir 66 milliards de FCFA, traduisant un intérêt soutenu du marché, notamment pour les maturités les plus courtes.
Organisée par Umoa-Titres pour le compte du Trésor ivoirien, cette levée de fonds comportait
trois tranches, dont 15 milliards de FCFA réservés aux offres non compétitives (ONC).
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Une demande largement supérieure à l’offre
Au total, les investisseurs ont proposé 98,3 milliards de FCFA, soit un taux de couverture global de 163,83 %. Sur cette enveloppe, 66 milliards ont été retenus, ce qui correspond à un taux de couverture des soumissions acceptées de 110 % et à un taux d’absorption de 67,14 %.
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Cette performance illustre l’appétit persistant du marché régional pour la signature ivoirienne, dans un contexte où les investisseurs privilégient la sécurité et la liquidité des titres souverains. La majorité des souscriptions provient d’acteurs établis en Côte d’Ivoire.
La maturité à 3 ans plébiscitée
La tranche à 3 ans a concentré l’essentiel des offres. À elle seule, elle a enregistré 22 soumissions émanant de 10 participants, pour un montant global avoisinant 98,1 milliards de FCFA. Le rendement moyen pondéré s’est établi à 7 %, un niveau supérieur au taux fixe initialement annoncé de 5,35 %, reflétant les conditions actuelles du marché. Le prix marginal retenu a été fixé à 95,50 % de la valeur nominale.
Cette préférence pour le court terme confirme une stratégie prudente des investisseurs, davantage enclins à limiter leur exposition dans un environnement financier marqué par des tensions sur les taux.
Une participation limitée sur les maturités longues
En revanche, les maturités plus longues ont suscité un intérêt plus mesuré. La tranche à 7 ans n’a mobilisé que 200 millions de FCFA, somme intégralement retenue, avec un rendement moyen pondéré de 7,30 % et un prix arrêté à 92,25 %.
La tranche intermédiaire à 5 ans, quant à elle, n’a enregistré aucune souscription. La date de valeur de l’émission est fixée au 4 mars 2026. Les titres émis affichent une valeur nominale unitaire de 10 000 FCFA.