Les start-up africaines bien implantées adoptent de plus en plus les fusions et acquisitions (M&A) comme levier stratégique pour élargir leur influence, renforcer leurs effectifs ou acquérir des solutions technologiques novatrices. C’est ce que révèle le rapport publié le 24 juillet dernier par le cabinet TechCabal Insights, intitulé « The State of Tech in Africa – H1 2025 : building momentum through strategic partnerships ».
l’année, 29 opérations de fusion-acquisition ont été recensées sur le continent africain, un niveau jamais atteint sur une période semestrielle. Ce chiffre représente une hausse de 45 % par rapport au premier semestre 2024, et de 53 % par rapport à 2023.
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La fintech domine les opérations de consolidation
En analysant les secteurs concernés, la fintech arrive en tête avec 13 transactions. Elle est suivie par le e-commerce (6 opérations), la mobilité (3), les télécommunications (2), la santé (2), la deeptech (2) et la climate tech (1). Sur le plan géographique, l’Afrique du Nord se distingue avec 8 opérations, devant l’Afrique de l’Est (7), l’Afrique de l’Ouest (6) et l’Afrique australe (4). Quatre autres opérations ont concerné des start-up établies en dehors du continent. Parmi les fusions notables figurent l’acquisition de la fintech Buttercrane (Irlande) par la Nigériane LemFi, ainsi que le rachat de Fatura (Égypte) par le groupe MaxAB-Wasoko, basé entre l’Égypte et le Kenya.
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En parallèle, 20 initiatives d’expansion ont été enregistrées durant la même période, contre 19 en 2023. Neuf de ces expansions visaient des marchés internationaux. Sur le continent, l’accent a été mis sur des déploiements multipays, notamment en Afrique de l’Ouest (4 expansions) et à l’échelle régionale (5). Les start-up nigérianes et égyptiennes ont été les plus actives, avec respectivement 5 et 4 expansions transfrontalières, tirant parti de leur position dominante sur leurs marchés nationaux.
Le document révèle également que les start-up africaines ont levé 1,42 milliard de dollars au cours des six premiers mois de 2025, soit une progression de 78 % par rapport à la même période en 2024. Cette dynamique est principalement portée par le Nigeria, le Kenya, l’Égypte et l’Afrique du Sud, qui concentrent plus de 76 % des financements mobilisés sur le continent.