D’après le général Malick Diaw, cette révision répond aux orientations définies lors des Assises nationales de la refondation de 2021.
Le Conseil national de transition (CNT) du Mali a approuvé, jeudi 3 juillet, un projet de loi modifiant la Charte de la transition. Ce texte confère au président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, un mandat de cinq ans, renouvelable à partir de 2025, et ce, jusqu’à ce que le pays retrouve la stabilité. La proposition de loi a été adoptée à l’unanimité par les membres du CNT, avec 131 voix pour, aucun contre, et aucune abstention.

Selon le président du CNT, le général de corps d’armée Malick Diaw, cette révision s’inscrit dans le cadre des recommandations formulées lors des Assises nationales de la refondation (ANR) tenues en 2021. Il a déclaré que cette démarche vise à « réadapter le système institutionnel du Mali afin de répondre aux défis actuels », tout en mettant en œuvre les orientations issues des concertations nationales.
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Le projet de révision avait été entériné par le gouvernement malien le 11 juin dernier. Il s’inspire, selon les autorités, des pratiques en vigueur au sein de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES), qui regroupe le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Le texte vise à instaurer une période prolongée de gouvernance transitoire afin de permettre l’aboutissement des réformes attendues.
Des réformes avant les élections
Le gouvernement a justifié ce choix par le besoin de mettre en œuvre les 517 recommandations issues des ANR de décembre 2021. Celles-ci appellent à une refondation complète de l’État malien avant toute tenue d’élections. L’objectif affiché est de reconstruire les bases institutionnelles du pays pour garantir un avenir démocratique plus stable.
Des conditions flexibles pour la fin de la transition
Le CNT a précisé que cette période de transition pourrait être abrégée, si les conditions nécessaires à la tenue d’élections sont réunies plus tôt. Par ailleurs, le président de la Transition aura le droit de se présenter aux futures élections, y compris à la présidentielle. Toutefois, en cas de conflit entre la nouvelle Charte et la Constitution malienne, la primauté sera accordée à la Constitution, assurent les autorités.
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Pour rappel, Assimi Goïta est arrivé au pouvoir le 7 juin 2021, après avoir évincé le président Bah N’Daw, qu’il accusait de manquements à la Charte de transition. Celle-ci avait été initialement adoptée en septembre 2020 par les Forces vives de la Nation, à la suite du coup d’État qui avait mis fin au régime d’Ibrahim Boubacar Keïta. La Charte définissait alors les contours de la transition, notamment sa durée, ses institutions, et les responsabilités des dirigeants.







