L’opération portait sur des bons du Trésor à 364 jours, échéant en janvier 2027, ainsi que sur des obligations du Trésor à trois et cinq ans, arrivant à maturité en 2029 et 2031.
L’État du Mali a mobilisé 55 milliards de FCFA ce mercredi 22 janvier sur le marché financier régional, à l’issue d’une adjudication de bons et obligations du Trésor organisée par Umoa-Titres. L’opération, dont le montant initial recherché était fixé à 50 milliards de FCFA, a suscité un vif intérêt des investisseurs, avec des offres globales atteignant 66,52 milliards de FCFA, soit un taux de couverture de plus de 133 %.
Trois maturités proposées aux investisseurs
Pour cette émission, Bamako a proposé trois types d’instruments financiers. Il s’agit de bons assimilables du Trésor (BAT) d’une maturité de 364 jours, arrivant à échéance le 20 janvier 2027, ainsi que de deux obligations assimilables du Trésor (OAT) à moyen et long termes, respectivement sur trois ans et cinq ans, avec des échéances fixées au 22 janvier 2029 et au 8 janvier 2031.
📣 Ne manquez plus rien de l’actualité africaine en direct sur notre chaîne WHATSAPP
Forte demande sur les bons à court terme
Les BAT à un an ont concentré l’essentiel de l’intérêt des souscripteurs. Sur près de 50 milliards de FCFA proposés, 43 milliards ont été retenus par le Trésor malien. Le taux marginal s’est établi à 6,76 %, tandis que le rendement moyen pondéré ressort à 7,23 %. Les obligations à trois ans ont, en revanche, enregistré une sélection plus restrictive, avec 5 milliards acceptés sur 9,74 milliards soumis. Les titres à cinq ans ont été entièrement souscrits, pour un montant total de 7 milliards de FCFA.
Lire : Économie : le prix du nickel progresse de 5,65 % sur les marchés internationaux
Une participation régionale diversifiée
Au total, treize investisseurs ont pris part à l’opération, en déposant 22 offres sur les BAT. Les OAT à trois ans ont attiré neuf soumissionnaires, contre deux pour celles à cinq ans. La Côte d’Ivoire s’est imposée comme le premier contributeur, avec 21,25 milliards de FCFA retenus sur les bons à court terme. Elle est suivie par le Mali (8,51 milliards), la Guinée-Bissau (5 milliards) et le Burkina Faso (3,2 milliards). Le Sénégal et le Togo ont également participé, avec des souscriptions respectives de 2,53 milliards et 2,5 milliards de FCFA.