Les représentants diplomatiques des deux États ont regagné leurs postes la semaine dernière, illustrant une reprise graduelle des relations bilatérales.
La visite officielle du général Abdourahamane Tiani en Algérie s’est achevée ce lundi 16 février, après deux jours d’échanges intensifs avec le président Abdelmadjid Tebboune. Ce déplacement, effectué à l’invitation d’Alger, marque un tournant majeur après plusieurs mois de crispations diplomatiques entre Niamey et Alger.
Un dégel diplomatique attendu
Après une période de brouille entamée en avril dernier, les relations entre les deux capitales semblent désormais engagées sur la voie de l’apaisement. Les ambassadeurs des deux pays ont
d’ailleurs repris leurs fonctions la semaine précédente, signe tangible d’un retour progressif à la normale.
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Lors de cette visite, poignées de main et déclarations chaleureuses ont illustré la volonté des deux dirigeants de relancer un partenariat stratégique. Le président algérien a souligné l’ambition de faire de la coopération entre les deux «pays frères et voisins» un modèle sur le continent africain. Vêtu en civil et entouré d’une dizaine de ministres, le général Tiani a participé à un entretien en tête-à-tête avec son homologue, avant une réunion élargie aux délégations.
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Sécurité et énergie au cœur des discussions
Les échanges ont porté sur des dossiers jugés prioritaires par les deux États. La lutte contre le terrorisme et le renforcement de la coopération sécuritaire ont occupé une place centrale, dans un contexte régional marqué par l’instabilité. La question énergétique a également été largement abordée. Selon la présidence algérienne, le projet de gazoduc transsaharien, mis en suspens durant la crise, devrait être relancé sur le territoire nigérien après le mois de ramadan.
La coopération dans les domaines universitaire, professionnel et militaire figure aussi parmi les axes de collaboration évoqués, traduisant une volonté d’élargir le partenariat au-delà des seules questions sécuritaires.
Retour sur une crise régionale
La crise diplomatique entre Niamey et Alger avait éclaté en avril 2025, à la suite de la destruction d’un drone malien par l’armée algérienne. Cet incident avait provoqué une réaction en chaîne au sein de l’Alliance des États du Sahel, composée du Mali, du Niger et du Burkina Faso. Les trois pays avaient rappelé leurs ambassadeurs, une mesure à laquelle Alger avait répondu de manière similaire.