Un nouvel accident meurtrier s’est produit dans une mine d’or de l’ouest du pays. Plusieurs dizaines de personnes ont perdu la vie après un éboulement survenu le 6 mai sur le site minier de Bé-Mbari, situé près de la frontière avec le Cameroun.
L’information a été rapportée par des sources locales, alors que les recherches se poursuivent pour retrouver d’éventuels survivants et dégager les corps encore ensevelis sous les décombres.
Une catastrophe dans une zone difficile d’accès
L’éboulement s’est produit sur le chantier minier de Bé-Mbari, dans le département de la Nana-Mambéré, une région enclavée où les infrastructures restent limitées et où l’accès demeure particulièrement compliqué.
Selon des habitants et des responsables locaux, de nombreux corps restent encore coincés sous les gravats plusieurs jours après le drame. Les activités minières étaient toujours suspendues mercredi sur le site touché par l’accident.
Les autorités centrafricaines n’avaient pas encore communiqué officiellement sur cette catastrophe au moment des premières informations relayées par les médias locaux et internationaux.
Des mines souvent exploitées hors du contrôle de l’État
La région concernée est connue pour l’exploitation artisanale de l’or, souvent réalisée dans des conditions précaires et en dehors des normes de sécurité.
Selon plusieurs observateurs, le contrôle du gisement échappe largement à l’État centrafricain, notamment en raison de l’insécurité persistante et de la présence de groupes armés dans cette partie du pays.
📣 Ne manquez plus rien de l’actualité africaine en direct sur notre chaîne WHATSAPP
Le non-respect des règles liées à l’exploitation artisanale serait à l’origine de plusieurs drames enregistrés ces derniers mois dans le secteur minier.
Les accidents liés aux éboulements sont fréquents dans ce pays d’Afrique centrale, riche en ressources naturelles mais confronté à une faible régulation des activités minières.
Une série d’accidents meurtriers dans les sites miniers
Mi-mars, un autre éboulement avait déjà causé la mort de sept personnes dans une mine située dans le village de Ngourroum, dans l’ouest du pays. En février, vingt personnes avaient également perdu la vie dans un accident similaire dans la localité de Gordi, dans le nord-est de la Centrafrique.
Lire : Nigeria : au moins 26 personnes tuées dans une mine d’or artisanale
Des experts soulignent que de nombreux mineurs et commerçants travaillent sans permis d’exploitation ou opèrent dans des zones non autorisées, échappant ainsi aux circuits officiels de contrôle.
La Centrafrique dispose d’importantes ressources minières, notamment l’or, le diamant, l’uranium, le lithium et le bois, suscitant l’intérêt de plusieurs sociétés étrangères issues notamment de Chine, de Russie, du Rwanda, du Canada, des États-Unis et de France.
Cette nouvelle tragédie illustre une fois de plus les risques élevés auxquels restent exposés les travailleurs du secteur minier artisanal en Centrafrique.
Notre Afrik avec AFP