Selon Me Alice Nkom, porte-parole d’Issa Tchiroma Bakary, aucune discussion ni compromis politique n’est envisagé avec le régime en place, malgré les rumeurs persistantes alimentées par le contexte post-électoral.
Au Cameroun, le camp de l’opposant Issa Tchiroma Bakary a formellement rejeté, jeudi 15 janvier, toute idée de négociations avec le pouvoir de Paul Biya. Cette mise au point intervient alors que l’attente de la formation d’un nouveau gouvernement se prolonge, plus de deux mois après l’élection présidentielle d’octobre, officiellement remportée par le chef de l’État sortant pour un huitième mandat.
L’absence d’annonce gouvernementale, en dépit des promesses du président Biya lors de son discours du 31 décembre, a nourri de nombreuses spéculations, notamment sur de possibles tractations entre le régime et certaines figures de l’opposition.

«Aucune discussion, aucun compromis»
Dans un communiqué publié sur son compte Facebook officiel, Me Alice Nkom, porte-parole d’Issa Tchiroma, a démenti catégoriquement toute ouverture au dialogue avec les autorités. «Aucune discussion, aucun compromis, aucune participation à quelque processus électoral que ce soit ne saurait être envisagé», a-t-elle déclaré, visant directement les rumeurs relayées sur les réseaux sociaux ces derniers jours.
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Cette prise de position vise à clarifier la ligne politique du camp Tchiroma et à mettre fin aux informations faisant état de prétendues négociations en coulisses avec le pouvoir en place.
Une ligne de fermeté maintenue depuis l’exil
Ancien ministre aujourd’hui en exil en Gambie, Issa Tchiroma Bakary continue de revendiquer sa victoire à la présidentielle et se présente comme le «président légitime» du Cameroun. Selon sa porte-parole, il n’a «jamais eu l’intention de négocier [sa] victoire électorale, ni avant, ni pendant, ni après le scrutin».
Lire : Présidentielle au Cameroun : Issa Tchiroma revendique la victoire
Le communiqué réaffirme également la position du Front pour le Salut National du Cameroun (FSNC), qui confirme son boycott des prochaines élections législatives et municipales. Pour Me Alice Nkom, toute formation politique qui participerait à ces scrutins «cautionne la forfaiture et s’en rend complice», renforçant ainsi la stratégie de contestation adoptée par le mouvement depuis la proclamation des résultats officiels.
Notre Afrik avec AFP








