Le pays a réalisé avec succès une nouvelle opération de levée de fonds sur le marché des titres publics de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa).
À l’issue de l’adjudication organisée ce 2 juin 2026, le Trésor public ivoirien a mobilisé 88 milliards de FCFA, dépassant ainsi son objectif initial fixé à 80 milliards. Cette opération confirme l’intérêt des investisseurs pour les émissions souveraines ivoiriennes, dans un contexte où les États de la région multiplient les recours au marché financier pour financer leurs besoins budgétaires.
Une demande largement supérieure à l’offre
L’émission a suscité un fort engouement auprès des investisseurs. Les soumissions reçues ont atteint près de 122 milliards de FCFA, représentant un taux de couverture de 152 % par rapport au montant recherché.

Face à cet afflux de demandes, le Trésor ivoirien a choisi de retenir 88 milliards de FCFA, soit 110 % de son objectif initial. Une partie des offres, représentant plus de 33 milliards de FCFA, n’a pas été retenue.
Cette performance témoigne de la confiance des investisseurs dans la signature de la Côte d’Ivoire, l’une des économies les plus dynamiques de la région.
Les obligations à moyen terme privilégiées
L’opération était structurée autour de trois instruments financiers : un Bon assimilable du Trésor (BAT) d’une maturité de 364 jours, ainsi que deux Obligations assimilables du Trésor (OAT) à trois et cinq ans.
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Les investisseurs ont manifesté une préférence marquée pour les titres à moyen terme. L’OAT à trois ans a enregistré le meilleur niveau de souscription avec un taux d’absorption proche de 97 % et un rendement moyen pondéré de 6,46 %.
L’OAT à cinq ans a également attiré les investisseurs, avec un rendement moyen supérieur à 7 %, traduisant l’intérêt pour les placements de plus longue durée.
Un intérêt plus modéré pour les titres à court terme
À l’inverse, les bons du Trésor à un an ont rencontré un succès plus limité. Moins d’un tiers des offres présentées sur cette maturité ont été retenues. Le rendement moyen observé sur cette ligne s’est établi à 3,57 %, un niveau nettement inférieur à celui proposé sur les obligations à plus long terme.
Lire : Côte d’Ivoire : première levée de fonds en Fcfa sur le marché international
Cette tendance reflète la préférence actuelle des investisseurs pour des placements offrant des rendements plus élevés sur plusieurs années.
Une forte participation des investisseurs de l’Umoa
Les souscriptions ont principalement été réalisées par des investisseurs basés en Côte d’Ivoire et au Bénin. Le Sénégal a également affiché une présence significative, notamment sur les titres à maturité longue.
Avec cette nouvelle levée de fonds réussie, la Côte d’Ivoire confirme sa capacité à mobiliser des ressources importantes sur le marché financier régional, tout en bénéficiant d’une confiance soutenue des investisseurs de l’espace Umoa.








