La Banque mondiale a validé un financement de 25,75 millions de dollars en faveur de Djibouti afin d’accompagner son Programme de diversification économique. Cette enveloppe, mobilisée via l’Association internationale de développement (IDA), a été annoncée le 30 mars par l’institution financière internationale.
Ce soutien marque une étape importante dans la stratégie du pays visant à réduire sa dépendance à certains secteurs traditionnels et à élargir ses perspectives de croissance.
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Un financement axé sur les résultats
Il s’agit du premier programme de financement basé sur les résultats (PforR) mis en œuvre à Djibouti. Ce mécanisme conditionne le décaissement des fonds à l’atteinte d’objectifs précis, traduisant une volonté d’efficacité et de transparence dans l’utilisation des ressources.
Le projet ambitionne notamment de stimuler le secteur privé, d’élargir les opportunités économiques et de favoriser la création d’emplois durables pour les populations locales.
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Trois axes prioritaires pour relancer l’économie
Le programme repose sur trois piliers essentiels. D’abord, il prévoit d’améliorer la gouvernance des entreprises publiques et de faciliter l’accès aux marchés publics. Ensuite, il vise à renforcer le climat des affaires afin d’attirer davantage d’investissements. Enfin, il met l’accent sur la compétitivité des petites et moyennes entreprises (PME), notamment en facilitant leur accès au financement et aux services d’accompagnement.
Ces réformes devraient contribuer à structurer un tissu économique plus diversifié et plus dynamique.
Rompre avec une dépendance structurelle
Pour Ilyas Moussa Dawaleh, ministre de l’Économie et des Finances chargé de l’Industrie, la diversification économique s’impose désormais comme une priorité incontournable. Il estime que le pays doit s’éloigner d’un modèle centré sur les activités portuaires et les bases étrangères pour construire une économie plus résiliente et compétitive.
Actuellement, l’économie djiboutienne reste fortement tributaire de ces secteurs, en grande partie en raison de sa position stratégique sur la mer Rouge. Cette concentration expose le pays aux fluctuations du commerce mondial.
Un contexte économique fragilisé
Selon la Banque mondiale, le trafic portuaire a enregistré une baisse de 10,5 % au premier semestre 2025, conséquence directe du ralentissement des échanges internationaux. Cette situation met en évidence les limites du modèle économique actuel et renforce l’urgence de la diversification.
Dans cette optique, les autorités entendent exploiter de nouveaux leviers de croissance, notamment dans les secteurs de l’énergie et du numérique, identifiés comme stratégiques.
Un engagement sur le long terme
Ce financement initial s’inscrit dans un partenariat plus large entre Djibouti et le Groupe de la Banque mondiale. Au total, un montant de 75,75 millions de dollars est prévu sur la période 2026-2034 pour soutenir les réformes économiques du pays.