En République centrafricaine, les autorités ont levé le voile sur les contours du plan de redressement de la Caisse du Crédit Mutuel de Centrafrique (CMCA). Cet établissement de microfinance de première catégorie traverse depuis plusieurs mois des difficultés liées à sa gestion et à sa trésorerie, nécessitant une intervention des pouvoirs publics et du régulateur.
Les détails de ce plan ont été présentés le 27 mars à l’occasion d’une visite du ministre des
Finances et du Budget, Hervé Ndoba. À cette occasion, l’administrateur provisoire, Jacob Mbaitadjim, a indiqué que l’enveloppe globale s’élève à 5,1 milliards de francs CFA, soit environ 8,9 millions de dollars.
Ce financement vise à rétablir l’équilibre financier de l’institution, à soutenir ses activités courantes et à garantir sa pérennité à moyen et long terme.
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Une stratégie axée sur la réforme interne
Le plan de redressement repose sur plusieurs axes majeurs. Il prévoit notamment une recapitalisation de la structure, une réorganisation de son fonctionnement interne ainsi qu’une modernisation de ses pratiques de gestion.
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Par ailleurs, des actions spécifiques seront mises en œuvre pour restaurer la confiance avec les sociétaires et les partenaires, un élément jugé essentiel pour assurer la relance des activités.
Une institution sous surveillance du régulateur
La CMCA a été placée sous administration provisoire par la Commission bancaire d’Afrique centrale, dans un contexte de fragilité financière. Le 26 juin 2025, Jacob Mbaitadjim a été nommé pour piloter cette phase de redressement. Cette décision du régulateur vise à limiter les risques, tout en protégeant les intérêts des déposants et en stabilisant le système financier.
Des difficultés enracinées dans un contexte ancien
Les problèmes rencontrés par la CMCA s’inscrivent dans une dynamique plus ancienne, marquée par les crises économiques et politiques qu’a connues la Centrafrique au début des années 2000. Le retrait de l’Agence française de développement, ancien actionnaire de référence, a profondément modifié la structure de l’actionnariat et les mécanismes de gouvernance de l’institution.
Ces changements ont contribué à des dysfonctionnements internes et à des tensions de trésorerie, entraînant une dégradation progressive des équilibres financiers, jusqu’à nécessiter l’intervention du régulateur.