Le gouvernement de Guinée équatoriale a fermement rejeté les accusations de prélèvements sur les salaires des fonctionnaires dans le cadre de la visite du pape Léon XIV, attendue en avril. Dans un communiqué publié vendredi, les autorités assurent qu’aucune retenue financière n’a été imposée, dénonçant une interprétation erronée des préparatifs entourant cet événement.
Des témoignages qui alimentent la controverse
Malgré ce démenti, plusieurs témoignages recueillis par l’AFP évoquent une situation différente. Des étudiants et des agents publics affirment avoir été contraints d’acheter des tenues à l’effigie du souverain pontife, tandis que certains dénoncent des prélèvements sur leurs rémunérations. Ces allégations ont suscité une vive indignation parmi les personnes concernées.
Le gouvernement évoque une mobilisation volontaire
Les autorités équatoguinéennes insistent toutefois sur le caractère volontaire de l’implication des citoyens. Selon le communiqué officiel, la population participerait activement aux préparatifs dans un climat marqué par l’enthousiasme, l’unité et l’espoir, à l’approche de cette visite qualifiée d’historique.
📣 Ne manquez plus rien de l’actualité africaine en direct sur notre chaîne WHATSAPP
De son côté, le vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue a également rejeté ces accusations, les qualifiant de fausses dans une publication sur le réseau social X.
Une visite très attendue dans un contexte politique sensible
Le séjour du pape s’inscrit dans un contexte politique particulier. Le pays est dirigé depuis 1979 par le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, souvent critiqué pour sa gouvernance et les restrictions liées à la liberté d’expression.
Un programme chargé entre Malabo, Mongomo et Bata
Durant sa visite de trois jours, le pape Léon XIV doit multiplier les rencontres. Le 21 avril, il échangera à Malabo avec des acteurs culturels, des patients d’un hôpital psychiatrique et des évêques du pays lors d’une rencontre privée.
Le lendemain, il se rendra à Mongomo pour visiter un centre de formation portant le nom de François, son prédécesseur. La visite se poursuivra à Bata, où il ira à la rencontre de détenus et se recueillera devant un monument commémorant les victimes de l’explosion d’une caserne survenue le 7 mars 2021.
Notre Afrik avec AFP