Le gouvernement a qualifié de «jugements de valeur inappropriés» les accusations d’Amnesty International, qui dénonçait des détentions jugées injustifiées.
Les autorités de Côte d’Ivoire ont vivement contesté, mercredi 11 mars, les critiques formulées par Amnesty International au sujet des arrestations intervenues lors de la campagne présidentielle d’octobre 2025. Le gouvernement parle de «jugements de valeur inappropriés» après que l’ONG a dénoncé des détentions qu’elle considère comme injustifiées.
Amnesty dénonce des arrestations «sans fondement»
Dans un communiqué publié mardi, Amnesty International a demandé la libération de dizaines de personnes arrêtées lors de ces événements. L’organisation affirme que certaines d’entre elles
auraient été détenues sans base légale et jugées à l’issue de procédures qu’elle estime inéquitables, notamment en raison de l’absence d’assistance juridique pour certains prévenus.
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La riposte du gouvernement ivoirien
Le ministère ivoirien de la Justice et des Droits de l’Homme a rejeté ces accusations. Dans un communiqué signé par Constant Zirignon Delbé, les autorités affirment que les personnes concernées ont été arrêtées dans le cadre de troubles à l’ordre public liés à des attroupements interdits. Le gouvernement soutient également que les procédures judiciaires ont respecté les règles du procès équitable et conteste l’idée d’arrestations arbitraires ou de condamnations injustes.
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La question des détenues enceintes
Amnesty International a aussi exprimé son inquiétude concernant la situation de plusieurs femmes enceintes toujours détenues, affirmant que certaines seraient dans un état physique et psychologique préoccupant.
Les autorités ivoiriennes assurent de leur côté que ces détenues bénéficient d’un suivi médical régulier ainsi que de l’accompagnement des services sociaux, et qu’aucune d’entre elles n’est maintenue dans des conditions incompatibles avec une grossesse.
Des manifestations malgré leur interdiction
À l’approche de la présidentielle qui a conduit à la réélection du président Alassane Ouattara pour un quatrième mandat, plusieurs manifestations organisées par l’opposition ont eu lieu dans le pays malgré leur interdiction par les autorités. Ces rassemblements ont dégénéré dans certaines localités, provoquant plusieurs décès et l’interpellation de centaines de personnes par les forces de sécurité.
La présidentielle du 25 octobre s’est déroulée dans un climat politique tendu. Deux figures majeures de l’opposition, l’ancien président Laurent Gbagbo et le banquier international Tidjane Thiam, n’avaient pas été autorisées à se présenter au scrutin.
Notre Afrik avec AFP