Le secrétaire général de cette formation politique accuse le parti au pouvoir de chercher à « intimider » et à «réduire au silence » toute opposition.
Le Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), une formation d’opposition dirigée par l’ancien président Laurent Gbagbo, a dénoncé mercredi des « arrestations arbitraires et illégales » suite à l’arrestation d’un ancien ministre et membre du parti. Jean Gervais Tchéidé, le secrétaire général du PPA-CI, accuse le parti au pouvoir, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), de chercher à « intimider » et à « réduire au silence » toute opposition politique par des actes de répression brutale et de terreur. Une situation qu’il qualifie de « dérive dictatoriale » à l’approche de l’élection présidentielle de 2025.

Lors d’une conférence de presse à Abidjan, Jean Gervais Tchéidé a notamment dénoncé l’ »enlèvement » de Charles Rodel Dosso, survenu samedi à son domicile à Bingerville, où il a été interpellé « devant sa femme et ses enfants » par un groupe d’hommes armés et masqués. Son avocat, Huyo Kano Blé, a confirmé ces événements, précisant que son client est accusé de « troubles à l’ordre public » et a été placé en détention provisoire au Pôle pénitentiaire d’Abidjan pendant la durée de l’enquête.
Contexte des accusations
Selon Me Kano Blé, les accusations portées contre Charles Rodel Dosso sont liées à la marche organisée par la société civile le 13 septembre, qui protestait contre la « cherté de la vie ». Malgré l’interdiction des autorités, cette manifestation a rassemblé quelques dizaines de personnes à Abidjan. Environ trente manifestants ont été arrêtés lors de cet événement et dans les jours suivants. Parmi eux, 19 ont été condamnés à six mois d’emprisonnement et à une amende de 100.000 FCFA, a ajouté Me Kano Blé, qui représente également les accusés.
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En août, deux membres de Générations et Peuples Solidaires (GPS), un mouvement politique d’opposition dirigé par l’ancien chef rebelle et ex-Premier ministre Guillaume Soro, ont été condamnés à deux ans de prison ferme. L’un a été reconnu coupable de « diffusion de fausses nouvelles portant atteinte au moral de la population » et d’ »atteinte à l’ordre public », tandis que l’autre a été condamné pour « maintien illégal d’un parti politique ».
Notre Afrik avec AFP
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