À 82 ans, le président sortant Denis Sassou-Nguesso brigue un nouveau mandat face à une opposition dispersée de six candidats. Le scrutin, fixé au dimanche 15 mars 2026, marque un tournant politique majeur pour le pays.
Le paysage politique congolais est désormais fixé. Selon la Direction générale des affaires électorales (DGAE), sept dossiers ont été enregistrés pour la magistrature suprême. Denis Sassou-Nguesso, candidat du Parti congolais du travail (PCT), sollicite un cinquième mandat consécutif depuis 2002, fort d’une expérience de plus de 40 ans à la tête de l’État.
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Le calendrier électoral s’accélère : la campagne officielle se déroulera du 28 février au 13 mars, tandis que les forces de l’ordre voteront par anticipation le 12 mars pour garantir la sécurité le jour du scrutin général.
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Une opposition fragmentée face au président sortant
Malgré la volonté de certains blocs de créer une dynamique unitaire, l’opposition se présente en ordre dispersé face au chef de l’État. Six prétendants ont ainsi déposé leur candidature pour tenter de lui faire barrage : Destin Gavet, représentant du Mouvement républicain (MR), Dave Mafoula du parti Les Souverainistes (LS), ainsi que Joseph Kignoumbi Kia Mboungou, figure de La Chaîne. À cette liste s’ajoutent Vivien Manangou, Zinga Mabio Mavoungou de L’Alliance et Anguios Nganguia Engambé, confirmant ainsi la fragmentation des forces d’opposition pour ce scrutin.Notons l’absence notable des deux principales forces historiques d’opposition, l’UPADS et l’UDH-Yuki, qui ont choisi de ne pas présenter de candidat pour cette échéance.
La Cour constitutionnelle doit encore procéder à la validation définitive des dossiers de candidature pour ce scrutin. Pour être éligibles, les candidats ont dû se soumettre à des critères administratifs et financiers rigoureux, incluant notamment le versement d’un cautionnement non remboursable de 25 millions de francs CFA. Ils ont également l’obligation de présenter un certificat médical délivré par un collège de trois médecins assermentés ainsi qu’une déclaration de moralité fiscale.
Les enjeux d’un scrutin sous haute surveillance
Après la modification constitutionnelle de 2015 ayant supprimé la limite d’âge, Denis Sassou-Nguesso aborde ce scrutin dans un contexte de stabilité macroéconomique qu’il place au cœur de son argumentaire de campagne. De leur côté, les observateurs et les experts électoraux soulignent que la crédibilité du processus reposera sur la transparence de la compilation des résultats.