D’après Human Rights Watch, l’attaque s’est produite à Kokoloko, une localité de la région de Tillabéri, distante d’environ 120 kilomètres à l’ouest de la capitale Niamey et située à moins de trois kilomètres de la frontière avec le Burkina Faso.
Dans un rapport publié ce lundi 9 février, l’ONG Human Rights Watch (HRW) affirme qu’une frappe attribuée à un drone militaire nigérien a causé la mort d’au moins 17 civils, dont quatre enfants, et fait au moins 13 blessés. L’attaque s’est produite le 6 janvier 2026 sur un marché très fréquenté dans l’ouest du Niger. HRW précise que trois combattants islamistes auraient également été tués lors de cette frappe.

Selon l’organisation, l’attaque a eu lieu dans le village de Kokoloko, situé dans la région de Tillabéri, à environ 120 kilomètres à l’ouest de Niamey et à moins de trois kilomètres de la frontière burkinabè. Des témoins ont indiqué avoir observé un drone survoler le village à deux reprises entre 10h et 13h, avant qu’une munition ne soit larguée vers 13h30, alors que le marché accueillait plusieurs centaines de personnes.
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De possibles violations du droit international
Human Rights Watch estime que cette frappe constitue une violation du droit international humanitaire, qui proscrit les attaques indiscriminées. L’ONG considère qu’elle pourrait s’apparenter à un crime de guerre, compte tenu du nombre élevé de victimes civiles et du lieu ciblé.
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Les autorités nigériennes continuent de lutter difficilement contre les offensives du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, ainsi que contre l’État islamique au Sahel (EIS). Ces groupes armés opèrent également au Burkina Faso et au Mali voisins, contribuant à l’instabilité régionale.
Notre Afrik avec AFP








