Selon le magistrat, les mis en cause auraient transmis à une puissance étrangère non identifiée des informations sensibles liées à la sécurité et à l’économie du Tchad.
La justice tchadienne a engagé des poursuites contre quatre personnes accusées d’intelligence avec une puissance étrangère. Parmi les mis en cause figurent Monodji Mbaindiguim Olivier, directeur de publication du journal «Le Pays», et Mahamat Al Hissein, journaliste à la télévision nationale.
Lors d’un point de presse tenu ce lundi à N’Djaména, le procureur de la République près le tribunal de grande instance, Oumar Mahamat Kedellaye, est revenu sur les circonstances ayant conduit à la détention des quatre accusés, dont les deux journalistes.

Des accusations liées à la sécurité et à l’économie du pays
Selon le magistrat, les éléments versés au dossier indiqueraient que les personnes poursuivies auraient transmis à une puissance étrangère, dont l’identité n’a pas été révélée, des informations sensibles touchant à la sécurité nationale et à l’économie du Tchad.
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Le procureur a précisé qu’à l’issue des interrogatoires, les faits reprochés relèveraient d’infractions d’intelligence de nature à porter atteinte à la situation militaire ou diplomatique du pays, ainsi que de complot contre l’État et de complicité. Ces infractions sont prévues et sanctionnées par les articles 80, 95 et 102 du Code pénal tchadien.
Le statut de journaliste non invoqué comme circonstance particulière
Concernant la situation des deux journalistes, le procureur a rappelé que, hormis les délits de presse, les professionnels des médias restent soumis au droit commun. Il a souligné que la procédure en cours respecte les garanties légales, notamment le droit à la défense, sans pour autant accorder de traitement spécifique lié à leur profession.
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Une information judiciaire a été ouverte afin de déterminer les responsabilités de chacun des accusés. En attendant la suite de la procédure, les quatre personnes poursuivies demeurent en détention, a conclu le procureur.








